Bulles numériques, data abyssaux et IA boulimiques : la frénésie technologique, nouvelle ruée vers… le gouffre ?

Illustration originale : Evan Iragatie / Flux

Edito
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Bulles numériques, data abyssaux et IA boulimiques : la frénésie technologique, nouvelle ruée vers… le gouffre ?

Dans ce grand cabaret du numérique, où l’énergie et l’intelligence semblent les nouvelles matières premières d’un capitalisme débridé, le bal des titans continue sur nos écrans comme dans les coulisses. Entre startups géothermiques qui font grimper le Nasdaq, data centers prêts à s’enterrer sous la mer, essor planétaire des robotaxis Waymo et IA qui ponctionnent trois milliards en un éclair, on nage dans un monde où la promesse d’un avenir high-tech durable ressemble fort à une combustion accélérée de la planète – et de nos comptes en banque.

Car voilà le grand écart : pendant que Fervo Energy chauffe les marchés boursiers avec sa géothermie branchée sur le fantasme écologique, la réalité veut que chaque kilowatt propre coûte toujours autant qu’un backstage VIP. Mais la magie opère dès que les lunettes roses de la Bourse s’accaparent la recette : “Énergie propre + IA + Crypto-mania = jackpot spéculatif.” Tout cela, sans compter les copains du secteur comme X-energy, qui promettent déjà des lendemains nucléaires radieux à coups de milliards virtuels.

Mais pourquoi cette frénésie ? Simple : l’Intelligence Artificielle, nouvelle starlette du mobile, a maintenant besoin de serveurs toujours plus voraces. Où installer ces gargantues numériques ? Sur nos terrains agricoles déjà bétonnés ? Non, par ici la mer, répond Aikido : les data centers s’immergent pour éviter le “pas chez moi” des riverains, refroidir dans le courant froid nordique, et caresser le rêve d’une informatique propre. Quand la technique s’emballe, l’océan devient ce miroir aux alouettes qui a déjà causé la retraite de Microsoft et son Project Natick, trop ambitieux pour rester à flot.

Sous la surface, la fièvre de l’innovation cache souvent l’apnée des illusions.

Ce paysage ultra-connecté, vacuum pour investisseurs, n’oublie pas de digitaliser aussi nos routes, avec Waymo qui se veut prophète de la mobilité autonome à travers tout le continent. Mais confier sa vie (et la circulation) à des IA sur roues, pendant que ces mêmes IA glanent des milliards via ChatGPT ou Grok (trois milliards pour discuter avec un robot, on aura tout vu), c’est aussi accepter de placer notre confiance – et nos dernières liquidités – entre silicone surchauffé et algorithmes assoiffés de data.

À force de chercher la fraîcheur sous la mer, la chaleur profonde du sous-sol ou l’efficacité sur la route, la Tech court sans cesse après l’équilibre, mais ne semble jamais rassasiée ni raisonnable. La ruée vers l’or numérique, qu’elle prenne la forme d’électricité pure ou d’abonnements IA, décline chaque jour notre société en stock options, crédits carbone et notifications push. La question, désormais, n’est plus tant de savoir si la technologie peut tout – elle l’a déjà prouvé à coups de milliards – mais à quel prix climatique, éthique, ou tout simplement humain, nous serons prêts à négocier notre vraie richesse : l’avenir.

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