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Credits image : Jakub Żerdzicki / Unsplash

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Ça sonne faux : Ring et Flock, la vidéo-surveillance où tout le monde y laisse des plumes

« La vie, c’est comme une caméra de surveillance : ça vous regarde de près, surtout quand vous faites quelque chose d’embarrassant ! » Voilà un slogan qu’Amazon aurait pu inscrire sur la boîte de ses sonnettes connectées Ring. Mais aujourd’hui dans la série “Big Brother, mais version Wi-Fi”, la série policière Ring & Flock vient de se faire annuler. Non, pas faute d’audience, mais parce que même les géants de la tech savent qu’associer deux armées de caméras intelligentes… ça donne parfois des cauchemars, pas seulement des épisodes pilotes !

Petit rappel des épisodes précédents : en octobre dernier, Ring, le champion toutes catégories des sonnettes qui filment les livreurs, voulait se marier avec Flock, la startup qui équipe policiers, agences fédérales et même ICE de caméras dopées à l’IA. Leur mission commune ? Permettre aux voisins de sélectionner leurs vidéos de jardin pour « aider les enquêtes ». Oui, un peu comme quand votre tante partage un avis de recherche de chien perdu… mais avec la police, des algos de reconnaissance visuelle et un petit parfum de Minority Report en bonus.

La lune de miel a tourné court : dans un billet tout lisse, Ring nous explique que ce divorce soudain s’explique par l’ampleur du travail technique sous-estimé. Traduction libre : “On a sous-estimé l’usine à gaz”. Coïncidence (vraiment ?), l’annonce est tombée juste après la diffusion de leur pub du Super Bowl, qui présentait une nouvelle fonctionnalité « Search Party » où les voisins chassent le toutou disparu à l’aide d’une flotte de caméras. Sauf que ce n’est pas l’adorable canidé qui a inquiété les téléspectateurs : beaucoup se sont demandé si demain, on traquerait les humains aussi facilement que le cocker du voisin.

Quand deux géants rêvent d’un monde sous surveillance, il y a toujours un chien perdu pour déclencher une panique générale… ou une polémique sur la vie privée.

Un porte-parole de Ring a tenté de rassurer la galerie : « Notre technologie ne sait pas reconnaître d’humains par biométrie. » Hum, sauf qu’en coulisses, le cousin Flock vend déjà aux forces de l’ordre la possibilité d’identifier et retrouver n’importe qui via une simple recherche en langage naturel. Et on sait, grâce aux études, que ce genre de technologie a le don fâcheux d’accentuer les biais raciaux. Ce n’est pas pour rien que l’ACLU et pas mal de scientifiques tirent le signal d’alarme sur ces gadgets qui confondent sécurité et discrimination automatisée.

Pendant ce temps, Ring continue d’upgrader ses colliers de cloches high-tech avec des fonctionnalités comme « Visages familiers », histoire de savoir tout de suite si c’est “Maman à la porte” ou “un individu suspect”. Mais la technologie débarque justement au moment où les Américains sont de plus en plus sensibles aux dérives d’une surveillance généralisée — et où ICE utilise déjà la reconnaissance faciale à grande échelle pour ses propres objectifs, beaucoup moins mignons qu’un chien perdu.

En somme, même si Ring ne convolera pas avec Flock, l’entreprise s’arrange toujours pour permettre à ses utilisateurs (et à la police) de partager joyeusement vidéos et preuves, notamment grâce à un partenariat qui subsiste avec Axon. Problème : on ne peut pas dire que Ring ait toujours su protéger ses vidéos. Entre des fuites d’adresses, des mots de passe aux quatre vents, et une amende de près de 6 millions de dollars infligée par la FTC l’an dernier, on se demande parfois si ce ne sont pas les hackers qui sonnent le mieux à la porte.

Moralité : on pensait acheter une sonnette pour voir qui frappe, mais dans le monde connecté, c’est surtout pour voir qui nous surveille derrière la caméra… Bref, à force de vouloir tout filmer, on finit par se prendre une cloche.

Source : Techcrunch

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