“Un serveur qui surchauffe, c’est un peu comme un café new-yorkais : toujours trop énergique et souvent trop cher.” Voilà qui résume bien la nouvelle bataille qui agite la Grosse Pomme et ses voisins américains ! Cette fois, il ne s’agit pas de choisir entre pizza à la tranche ou hot dog, mais de prendre position sur un projet de loi aussi chaud qu’une baie de serveurs un soir d’été : faut-il, ou non, lever le pied sur la construction de nouveaux data centers ?
New York, jamais en reste du côté des débats croustillants, vient tout juste de dégainer un texte qui propose de mettre en pause, pour au moins trois ans, les permis de construire et d’exploiter de nouveaux centres de données. Un “pause café” géant non pas pour les travailleurs… mais pour ces usines numériques géantes qui engloutissent plus d’électricité qu’un sapin décoré dans le Queens à Noël. Ce n’est pas la seule : Wired a repéré au moins cinq autres États en mode réflexion.
Là où les géants du net rêvent de bâtir l’internet du futur, élus démocrates et républicains font la grimace. Il faut dire que derrière les promesses de clouds et d’IA qui va tout changer, la note d’électricité grimpe en flèche pour les riverains. L’équation “plus de data centers = facture de courant entre les dents” fait tiquer aussi bien Bernie Sanders, apôtre progressiste, que Ron DeSantis, gouverneur du Sunshine State, qui craint un monde où l’IA corrompt les ados… et les portefeuilles de leurs parents !
Les data centers : trop lourds pour la planète, un cauchemar pour les factures, et un sujet bipartisan étonnant !
Mais le brouillard s’épaissit : plus de 230 organisations écologistes, dont Greenpeace ou Friends of the Earth, ont dégainé une lettre ouverte pour demander pause et réflexion à l’échelle nationale. Comme quoi, même dans la Silicon Alley, le vert reste une couleur tendance ! Selon Eric Weltman, de Food & Water Watch, le projet new-yorkais est leur bébé. Et franchement, c’est rare de voir autant de bleu et de rouge (et même du vert) s’asseoir à la même table, que ce soit en Géorgie, en Virginie ou même chez les Républicains du Maryland.
Liz Krueger, la sénatrice new-yorkaise derrière ce projet « Stop & Server », l’avoue à Politico : l’État est “totalement mal préparé” pour ce raz-de-marée numérique. L’idée n’est donc pas de saboter Silicon Valley East, mais plutôt d’éviter que la facture générale n’explose pendant que la prairie des serveurs s’étend au nord de l’Hudson.
C’est aussi une question de gestion d’énergie : la gouverneure Kathy Hochul veut moderniser le réseau et que les gros consommateurs paient enfin leur “vraie part”. En bref, avant d’ouvrir les vannes, les élus veulent s’assurer que l’eau (ou l’énergie) coule pour tout le monde, pas seulement pour les titans du cloud.
En résumé, si New York s’apprête à appuyer sur “pause”, ce n’est pas par peur de l’avenir… mais pour éviter de transformer ses citoyens en vaches à lait de la data (et de la note de courant). Finalement, on n’éteint pas le cloud… on tente juste de geek-er la transition énergétique… sur secteur.
Et vous savez ce qu’on dit : qui sème des data centers, récolte des factures salées… Et à New York, la note, n’est jamais « light » !
Source : Techcrunch




