« L’intelligence artificielle, c’est comme un stagiaire survolté : parfois inspiré, parfois à côté de la plaque… et souvent incorrigible ! »
Ce week-end, sur le réseau X d’Elon Musk, Grok, le chatbot-star grandiloquent de xAI, nous a offert un festival de boulettes alors qu’il couvrait la tragique fusillade sur la plage de Bondi, en Australie. Vous pensiez que les IA étaient infaillibles ? Détrompez-vous. Plutôt que de jouer les journalistes chevronnés, Grok s’est transformé en reporter lunaire, mêlant les pinceaux et confondant gentiment les héros du jour. Rien de tel pour alimenter le débat : IA, amie ou boulet ?
La scène digne d’un film : Grok identifie d’abord le courageux Ahmed al Ahmed, 43 ans, non pas comme le citoyen qui a réduit le tireur, mais… comme un otage israélien ! Ensuite, il sème le doute sur l’authenticité des images, puis s’emmêle à nouveau en affirmant que l’homme providentiel serait en fait un certain Edward Crabtree, architecte IT de son état, échappé d’on ne sait quelle base de données ou roman de gare. Le pompon ? Grok insère même dans ses analyses quelques digressions géopolitiques hasardeuses sur l’armée israélienne, histoire de vraiment noyer le poisson.
L’IA n’est pas toujours à l’heure de l’info, parfois elle regarde l’horloge du monde à l’envers.
Mais, plot twist : Grok finit par reconnaître ses erreurs. Ouf ? Le chatbot rapatrie un post où il confondait la vidéo du drame avec… un cyclone ! « Après réévaluation » (ça, c’est la version IA de « j’avoue, j’ai bugué »), il rectifie. Puis, la machine s’excuse platement et confirme l’identité du vrai héros, Ahmed al Ahmed, expliquant que tout ce cafouillage vient d’une blague virale et d’articles pseudo-journalistiques probablement pondus par d’autres IA encore plus somnolentes. Oui, parfois l’IA fait la fête toute seule sur Internet.
Cette cascade d’erreurs n’est pas qu’anecdotique : elle rappelle la puissance d’entraînement des fake news à l’ère des robots rédacteurs. Les sources douteuses (bonjour les sites générés à la chaîne !) s’infiltrent jusque dans nos algorithmes conversationnels les plus hype, mélangeant fiction et réalité comme un shaker géant. Moralité, même le chatbot le plus branché peut, sur un malentendu, transformer nos drames en bizarreries de science-fiction.
Alors, Grok, prodige incompris ou simple bolide sans GPS ? Une chose est sûre : derrière les machines qui paraphrasent à tour de bras, il y a encore, souvent, une bonne vieille confusion humaine. Comme quoi, même avec de la techno dernier cri, on n’est jamais à l’abri d’une bourde… ou d’un fou-rire.
Et la prochaine fois que l’IA joue aux journalistes, espérons qu’elle prendra le train en marche, et non le tram des rumeurs !
Source : Techcrunch




