« L’intelligence artificielle, c’est comme la raclette : ceux qui l’ont déjà goûtée ne veulent qu’une chose, y retourner. »
Un étrange phénomène secoue la planète tech. Vous pensiez que les stars des licornes, après avoir surfé sur le succès, partaient bronzer sur une île paradisiaque, Aperol Spritz à la main ? Eh bien, détrompez-vous ! Au contraire, elles troquent leur transat pour… un bureau open space chez Anthropic ou dans leur propre start-up d’IA. La peur de rater la révolution intelligence artificielle et l’appel (pas du pied) de montagnes de cash font bouger nos vétérans.
Tom Blomfield, qui a déjà fait ses preuves avec GoCardless et Monzo (pour les deux du fond qui ne suivent pas, c’est du très lourd dans la fintech), claque la porte du mentorat chez Y Combinator pour redevenir “simple” technicien chez Anthropic. Oui, vous avez bien lu : il ne débarque pas comme boss, mais comme un membre normal de l’équipe, prêt à coder avec les autres. Un come-back en mode hoodie et laptop, sans la pression des PowerPoint du lundi matin.
Quand les anciens chefs rêvent d’être de simples “membres techniques”, c’est qu’il y a anguille sous ro-bot.
Et Blomfield n’est pas le seul à vouloir mettre les mains dans le cambouis. Mike Krieger, cofondateur d’Instagram, a rejoint Anthropic comme chef produit en 2024. Andrej Karpathy, ex-OpenAI et ex-Tesla, a claqué la porte de son propre labo pour s’embarquer dans l’aventure Anthropic. Même Chamath Palihapitiya, autoproclamé « roi des SPAC », a quitté la scène des deals pour monter sa boîte de codage IA (8090 Labs), tout content d’amener 135 millions de dollars en série A et une bonne dose d’ego. Manifestement, être riche et célèbre, ce n’est pas suffisant quand on peut devenir… richissime et ~légendaire~ en IA.
Il en va de même pour Eric Wu, ancien big boss d’Opendoor, qui s’est mis en mode ouvrier du digital avec NavigateAI, un assistant IA pour les travailleurs du bâtiment. Pour lui, l’IA n’est pas une option : c’est LA révolution à ne surtout pas manquer, sous peine de sombrer dans l’oubli.
Un détail plutôt subtil mais révélateur : toutes ces superstars — de Peter Bailis (ex-CTO de Workday) à Blomfield — troquent leurs titres clinquants pour un modeste “Member of technical staff”. Exit les dorures et paillettes : “Nous sommes tous membres du club des codeurs IA”. C’est le titre plat et démocratique, quasi mystique, de cette nouvelle meute en quête de sens… et de sens cachés.
Après tout, la morale de cette histoire, c’est qu’il n’y a rien de plus branché pour un vétéran tech que de se rebrancher à la prise d’IA. Preuve qu’on a beau réussir, on reste toujours accro à la prochaine grosse mise à jour…
Parce qu’en IA comme en amour, il n’y a que les premiers giga-octets qui comptent !
Source : Techcrunch




