« La meilleure façon de savoir si vous avez fait une mauvaise nuit… c’est de demander à votre poignet ! » Voilà un slogan qui collerait à merveille à Whoop, la startup qui veut que nos poignets travaillent plus fort que nos mollets après un marathon. Entre montres connectées et bracelets qui en savent plus sur nous que nos ex, Whoop vient de lever la somme hallucinante de 575 millions de dollars et triple ainsi sa valorisation à 10,1 milliards. Oui oui, vous avez bien lu, c’est presque trois fois la précédente et, en plus, tout ça financé par un beau mélange de fonds souverains, hôpitaux prestigieux et, cerise sur le gâteau fitness, quelques stars du gymnase… euh, pardon, du sport mondial.
Dans ce marathon financier, c’est le fonds Collaborative Fund qui a tenu le dossard de leader, accompagné d’un peloton musclé : Mubadala, Qatar Investment Authority, Mayo Clinic, Abbott, Cristiano Ronaldo, LeBron James, sans oublier Rory McIlroy ou Reggie Miller. Si vous rêviez d’une soirée raclette avec ce joli casting, il faudra patienter : ils misent avant tout sur nos calories brûlées et notre fréquence cardiaque, pas sur notre fondue savoyarde.
Pour le coup, Whoop n’a pas attendu le prochain Black Friday pour refaire son plein d’énergie financière : 900 millions de dollars levés depuis la création, de quoi s’offrir une nouvelle montre connectée pour chaque membre du conseil d’administration. Mais cette fois, l’innovation est d’autant plus salée grâce à Abbott, le géant des dispositifs médicaux. Avec eux, la startup, dirigée par Will Ahmed, laisse entendre que la santé va bientôt passer à la vitesse supérieure (la VMA des médecins, version Poignet 2.0… avec plus d’intelligence artificielle et moins de stéthoscopes).
Quand les sportifs misent sur la santé, la technologie n’a jamais été aussi bien dans la course.
Mais pourquoi tant de bruit autour d’un simple bracelet ? Ahmed est formel : le chiffre qui compte, ce n’est pas uniquement la sueur récoltée, mais bien les « bookings ». Avec 1,1 milliard en flux de réservations l’an passé (soit +103 %), Whoop montre que gérer des millions de gadgets expédiés tout autour de la planète tout en opérant un modèle d’abonnement, ça relève plus du décathlon olympique que de la simple app logicielle. Bookings, c’est le coach personnel des investisseurs – celui qui surveille non seulement l’aspect matériel mais aussi l’endurance financière sur le long terme.
Alors, les millions récemment levés ne serviront pas qu’à faire tourner la pub sur Insta. Non, Whoop prévoit une musculation en trois volets : embaucher des talents, bombarder le marketing et pousser la R&D, sans oublier d’attaquer l’expansion internationale avec un sprint digne des JO. À la question : « Alors, l’IPO, c’est pour demain ? », le CEO botte (du pied droit bien sûr) en touche. Le concurrent Oura parle à ses banquiers, mais du côté Whoop, on muscle le jeu en se préparant en coulisses… tout en repoussant le feu vert de Wall Street.
Malgré tout, la marque résonne déjà chez les sportifs et les geeks du sommeil. Une future superstar des marchés boursiers ? Possible, mais pour l’instant, Whoop préfère continuer à surveiller notre rythme cardiaque qu’à faire monter le sien. Pour découvrir tous les petits secrets du boss (et comprendre comment leur intelligence artificielle fait transpirer les datas), écoutez l’interview complète sur Spotify ou plongez plus dans le sujet ici.
La morale : Même si Whoop attend son entrée en Bourse, une chose est certaine : avec tout cet argent et autant de stars au capital, pour eux, le sommeil n’est vraiment plus un luxe… ou alors, il se paie au milliard près.
Allez, une dernière pour la route : chez Whoop, il vaut mieux surveiller vos cycles… plutôt que votre cercle de financement !
Source : Techcrunch




