« Le seul endroit où le succès vient avant le travail, c’est dans le dictionnaire. » – Et même dans le dictionnaire, il faut tourner quelques pages ! Parlons aujourd’hui de Sundar Pichai, le PDG au sourire discret mais au portefeuille XXL, qui vient de décrocher une promesse salariale astronomique. Attention, mettez vos lunettes de soleil, ça va briller : son dernier package pourrait atteindre la coquette somme de 692 millions de dollars. Oui, vous avez bien lu. C’est plus que la cagnotte de l’Euromillions ET le budget snacks de Google réunis.
Mais avant de réorganiser vos CV, précisons tout de suite : Sundar ne va pas nager dans des piscines de billets tout de suite. Ce jackpot, révélé par un document officiel, est soumis à des conditions sportives : il faudra que Google continue de cartonner grâce, notamment, à des paris futuristes comme Waymo (les voitures sans conducteur) ou Wing (les drones livreurs). Bref, Sundar doit livrer plus vite que ses drones s’il veut toucher le gros lot !
Ce qui est paradoxal, c’est que malgré cette pluie dorée, notre Sundar national ne fait pas vraiment rêver les foules. Pas de scandales bling-bling ni de yachts géants sur Instagram. Les projecteurs sont plutôt braqués sur Larry Page et Sergey Brin, les fondateurs historiques de Google, qui viennent de battre un record sur le Monopoly de luxe. Leur nouvelle passion ? Acheter Miami à coup de villas grandioses. Fuir la Californie, c’est le nouveau black. La cause ? Le “Billionaire Tax Act” qui menace d’amputer sérieusement les portefeuilles des plus grosses fortunes de la Silicon Valley. Larry s’est offert deux demeures à Coconut Grove pour la modique somme de 173 millions de dollars, tandis que Sergey, pas en reste, aligne les achats à coups de 51 et 92 millions à Miami. L’immobilier, c’est leur cloud à eux… mais avec vue sur mer.
Pendant que certains fuient le fisc en yacht, d’autres accumulent des stock-options bien au chaud en Californie.
Et Sundar dans tout ça ? Pas de bling, pas de plage, pas de scandale. Il continue de siroter son café (probablement décaféiné) à Los Altos, Californie. Il faut dire qu’il n’a pas besoin de mettre le feu à son compte Instagram pour accumuler une fortune déjà colossale : sa part de l’action Google a littéralement explosé (plus vite que la recherche Google elle-même) depuis sa nomination en 2015. Aujourd’hui, le PDG discret et sa femme possèdent ensemble pour près de 500 millions de dollars d’actions, sans compter un autre montant estimé à 650 millions déjà vendus… histoire de renouveler sa collection de polos, on imagine.
À croire que pour espérer se faire remarquer à la Silicon Valley, il ne suffit plus d’être PDG de Google, il faut investir dans les palmiers et les piscines XXL. Pourtant, la nouvelle stratégie de rémunération montre que le “vrai” pouvoir, ce n’est pas seulement d’acheter la plage mais aussi (et surtout) de piloter des empires technologiques vers la lune… sans jamais décoller de son bureau.
En somme, si Sundar Pichai réussit ses objectifs, cela prouvera une fois de plus que dans la tech, il n’y a pas que les fondateurs qui peuvent se payer des riads à Miami. Parfois, il suffit d’avoir une roadmap, du sang-froid et… beaucoup d’actions. Mais bon, entre la plage et la performance, il faut choisir : on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du cloud !
Source : Techcrunch




