Billboard displays "the superintelligence cloud" advertisement.

Credits image : Igor Shalyminov / Unsplash

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Meta sur son petit nuage : louer ou ne pas louer, telle est la data !

« Si on n’a pas de nuages chez soi, on va les louer chez les autres ! » Voilà un adage que Mark Zuckerberg pourrait bien afficher dans sa salle de réunion. Figurez-vous que Meta, la maison-mère autrefois connue pour vos souvenirs de vacances (parfois gênants) sur Facebook, s’apprête à troquer les selfies contre des serveurs. C’est officiel : Meta veut louer l’équivalent cloud de ses muscles d’IA à qui voudra !

D’après les détectives de chez Bloomberg (et croyez-moi, ils ont le flair), Meta prépare un nouveau business de cloud, comprenant la location de puissance de calcul IA et même ses modèles maison. Fini le tout-pour-nous, bonjour les bases de données ouvertes à la concurrence, où Meta compte grapiller quelques parts de marché face aux ogres AWS, Google Cloud et Microsoft Azure.

Mais attendez, la bagarre du cloud n’est plus vraiment une lutte de logiciels. Ces derniers mois, SpaceX (oui, les fusées) a aussi décidé de louer sa puissance de calcul à tous ceux qui en veulent, via xAI. Désormais, il semblerait que détenir les plus gros data centers, ça compte plus dans cette guerre de l’IA que d’avoir le chatbot le plus marrant.

Dans la tech, c’est souvent celui qui a les clés du hangar qui fait la loi, et pas forcément celui qui sait le mieux programmer.

Évidemment, certains grincheux murmurent qu’on court vers une bulle d’infrastructure IA, où les milliards dépensés fondent plus vite que des glaces sous le soleil, surtout si la demande chute ou si les fameuses puces GPU perdent rapidement de leur valeur. Après tout, Meta a déjà promis près de 183 milliards de dollars pour ses data centers, dont un projet en Ohio aussi grand que Manhattan. Oui, même King Kong aurait du mal à y mettre la pagaille.

Ce qui est croustillant, c’est que Meta, contrairement à ses camarades OpenAI et Google, n’a pas encore trouvé la recette pour transformer ses modèles IA (coucou Llama) en jackpot. Les revenus restent discrets, comme un like sur une vieille photo oubliée, et Meta répète que l’IA, pour eux, c’est surtout bon pour l’interne pour l’instant.

Il fallait donc monétiser un peu tout ça ! Bloomberg annonce un possible virage façon CoreWeave : Meta pourrait ouvrir la location brute de ses super-serveurs, et proposer l’accès à ses modèles – dont le petit dernier, Muse Spark, qu’on pourra visiter comme une expo virtuelle, mais en plus utile pour les entreprises.

Cette nouvelle aventure, baptisée Meta Compute (on attend le logo licorne), serait menée par quelques stars maison, dont le boss des infrastructures Santosh Janardhan et la cheffe de la division Superintelligence Labs, Daniel Gross – pas de panique, ce n’est pas un épisode de Black Mirror.

Finalement, comme l’a laissé entendre Zuck en mai dernier, Meta songe sérieusement à transformer la pluie de milliards investis en or, via le cloud. La vraie question, c’est… qui aura vraiment besoin d’autant de puissance ? En attendant d’avoir la réponse, restons connectés – ou branchés, c’est selon.

Dans la Silicon Valley comme dans les nuages, il vaut mieux une bonne pluie d’idées qu’un orage de dépenses… Même si chez Meta, on préfère clairement les deux !

Source : Techcrunch

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