« On ne juge pas un MacBook à la couleur de son châssis, mais à la facilité de changer sa batterie ! » Voilà une sagesse qui aurait peut-être pu guider Apple plus tôt… Car pour la première fois depuis la préhistoire du Mac, la pomme semble enfin avoir mis un tournevis dans sa politique de réparation. Bienvenue au royaume du MacBook Neo, le laptop qui pourrait bien faire trembler les tubes de colle et pleurer de joie les bricoleurs du dimanche.
Oubliez vos traumatismes de batteries soudées ou de ports USB tenaces : le MacBook Neo joue du tournevis avec son retour à la bonne vieille visserie. Imaginez : 18 vis (oui, il y a plus de vis que de touches sur le clavier) pour sécuriser la batterie dans son petit lit douillet. Un festin d’outils qui ferait pâlir d’envie n’importe quel manuel de bricolage.
Mais la magie ne s’arrête pas là. Non seulement la batterie se dévisse comme un pot de confiture (ratée), mais Apple a aussi replié son arbre de démontage à plat pour rendre la navigation intérieure plus simple. Que ce soit l’écran, le clavier ou les ports, tout semble conçu pour que le réparateur amateur ne parte plus tête basse et main vide. Même le Repair Assistant, jadis aussi aimable qu’un portier de boîte de nuit, accepte de nouveaux composants sans jouer la diva.
C’est officiel : visser, c’est plus malin que coller… surtout quand on veut réparer sans pleurer !
Alors oui, n’allons pas croire que tout est devenu un paradis du tournevis : la mémoire et le stockage sont toujours soudés, histoire de rappeler à quel point le rêve d’upgrader son MacBook reste une douce utopie. iFixit, champion du démontage, octroie quand même un 6/10 pour la réparabilité : c’est moins qu’un pain au chocolat réussi, mais plus qu’un MacBook Retina 2012, jadis noté 1/10 (oui, 1, comme dans « on ne change rien »).
Il fut un temps où Apple se lançait dans la colle comme on plonge dans la pâte à crêpes, histoire d’empêcher les curieux de réparer eux-mêmes leurs machines. Avec la réforme du Neo, on sent que le vent du « droit à la réparation » souffle aussi fort qu’un ventilo de MacBook à plein régime, forçant la firme californienne à revisser ses anciennes mauvaises habitudes… ou du moins à proposer un compromis qui tienne la route.
Que retenir ? Le Neo ne brille pas par sa modularité, mais il montre enfin la voie d’une petite révolution : le retour de la vis, de la main qui aide, du composant que l’on peut changer sans diplôme d’ingénieur ou peur de faire exploser la garantie. La batterie amovible, les ports modulaires et l’agencement rationnel sont un vrai clin d’œil aux années fastes des Macs bricoleurs.
En conclusion, le MacBook Neo signe peut-être la fin de l’ère du gadget jetable chez Apple. Après tout, mieux vaut un tournevis dans la poche qu’un Mac irréparable dans le placard ! Et qui sait, la prochaine fois, Apple inventera peut-être… le Mac à charnière (vous l’aurez pliée celle-là !).
Source : Techcrunch




