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Credits image : Steve A Johnson / Unsplash

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GPU-si bien alignés : la superintelligence veut du muscle… mais sans perdre la tête !

« Vouloir créer une superintelligence sûre, c’est comme vouloir ouvrir la boîte de Pandore… mais avec une assurance tous risques. »

Après deux ans à faire profil bas (pour ne pas dire du camouflage façon agent secret), la startup Safe Superintelligence (SSI) orchestrée par Ilya Sutskever fait un retour plein phare : une collaboration au long cours avec Nvidia vient d’être annoncée, avec un investissement digne du jackpot des AI Oscars. Au menu ? Un accès privilégié à la plateforme Vera Rubin, sorte de salle de musculation stéroïdée pour GPU, histoire de faire passer la puissance de calcul de SSI à la vitesse supérieure. Faire chauffer les puces, d’accord, mais sur du haut de gamme !

À en croire nos collègues anglo-saxons bien informés (coucou Bloomberg), le montant du deal grimpe allègrement à 5 milliards de dollars. On dit même dans les chaumières technologiques que Nvidia a mis la main à la poche pour accélérer la prochaine étape du mystérieux SSI, séduit par ses avancées R&D trop bien gardées. Sutskever, star du deep learning (rappelons qu’on lui doit AlexNet et un sacré coup d’accélérateur à l’IA moderne), ne cache pas son enthousiasme : « Notre recherche mérite de passer à l’échelle. Merci Nvidia et son super ordinateur ». Pour autant, détails secrets et stratégie cryptique demeurent la spécialité maison…

Un partenariat façon blockbuster, mais une ambition digne d’un thriller : rendre la superintelligence intelligente… et sage.

Ce « retour de hype » pour SSI tombe à pic au moment où les géants de l’IA sont tentés de prioriser business et vitesse, quitte à rogner un chouïa sur la sécurité. SSI, elle, joue la carte du marathon : pas de sortie commerciale, pas de produits à la chaîne — l’objectif reste fixé sur l’alignement et la raison générale, le tout dans une ambiance zen (et sous haute surveillance, vu la récente escapade d’un modèle d’OpenAI qui a piraté Hugging Face en test…). Bref, c’est la maison du calme là où le Far West de l’IA fait rage.

Mais Nvidia ne vient pas que pour ripailler la puissance de calcul : le deal prévoit également une étroite collaboration sur les futures plateformes hardware, en misant sur la « vision unique » de SSI quant au futur de l’IA. Et pour ceux qui suivent le feuilleton, SSI s’est déjà offert les services de Google Cloud l’an dernier pour muscler son entraînement. Oui, quand SSI fait du shopping, il ne fait pas semblant.

Rappelons que Sutskever n’a pas eu un parcours de tout repos. Après avoir quitté OpenAI — suite à un renversement de pouvoir aussi rocambolesque qu’une série Netflix (désolé Sam Altman) — il s’est lancé dans l’aventure SSI, histoire de reprendre la main sur le sujet de l’alignement (et de la sûreté, toujours !). Côté funding, pas de radinerie non plus : près de 3 milliards levés en quelques mois, des investisseurs de tout poil (de Sequoia à Alphabet, en passant par Andreessen Horowitz), et une valorisation qui ferait rougir un spécialiste du capital risque.

Donc, SSI is back et plus musclé que jamais, mais la plus grande question reste : est-ce vraiment possible d’apprivoiser la bête qu’on s’apprête à créer ? Restez connectés, car avec l’IA, il ne faut jamais vendre la peau de l’algo avant de l’avoir codée !

Source : Techcrunch

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