« L’IA, c’est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quel modèle on va tomber… mais ça donne envie d’en reprendre une part ! » Et OpenAI semble décidée à nous resservir rapidement. La petite bande menée par Greg Brockman vient de présenter GPT-5.5, leur nouveau prodige algorithmique, annoncé très sérieusement comme « le modèle le plus intelligent et intuitif à ce jour ». Oui, encore plus que celui d’hier, mais, rassurez-vous, pas autant que celui de demain.
Greg Brockman a profité d’un appel ultraconfidentiel (mais pas trop, puisqu’on vous en parle) pour annoncer la couleur : GPT-5.5, c’est un bond de géant vers l’ordinateur « agentique » (traduisez : qui fait à peu près tout, tout seul, comme Mary Poppins mais digital). La révolution ne sera pas télévisée, elle sera à base de tokens ! Fini les demi-mesures : ce modèle est censé penser plus vite, plus fort, pour moins de jetons. Les chefs d’entreprise en salivent déjà, ceux qui comptent leurs tokens aussi.
Mais la fête ne s’arrête pas là. Dans les coulisses, l’équipe d’OpenAI rêve du Graal ultime : une « super app », un couteau suisse numérique capable d’allier ChatGPT, Codex et navigateur intelligent dans un seul et même service. Le Vinted de l’IA, mais sans la fatigue des colis. Même Elon Musk jalouse l’idée, lui qui rêve de transformer X (ex-Twitter) en version galactique de l’application fourre-tout. La course à la super app est donc lancée, et à ce stade, celui qui perd devra viser la lune… ou au moins un coin de cloud.
Plus ça va vite, moins on a le temps de cligner des yeux entre deux révolutions IA.
Tiens, d’ailleurs, vous trouviez qu’OpenAI lançait ses modèles à un rythme effréné ? Pour eux, c’est simplement « trop lent ». Oui, GPT-5.4 est sorti juste le mois dernier. Leur recette pour ne pas s’ennuyer au bureau ? Toujours plus de modèles flambant neufs. Jakub Pachocki, le scientifique en chef, confie d’ailleurs qu’on n’a encore rien vu : le meilleur est à venir (et plus vite que prévu… ou le cœur va finir par lâcher).
Niveau compétences, GPT-5.5 promet d’être multi-tâches, à l’aise aussi bien dans le code d’entreprise que dans les labyrinthes de la recherche scientifique. Il survole les benchmarks, battant au passage ses petits frères et les concurrents trop confiants de Google et Anthropic. Pour ceux qui aiment comparer, on vous rassure, OpenAI et Anthropic restent meilleurs ennemis : la dernière rixe porte sur la cybersécurité, et OpenAI promet un modèle affûté pour défendre nos systèmes numériques… même face à l’imprévu, ou à Mythos, l’outil sulfureux d’Anthropic.
Mark Chen, responsable recherche chez OpenAI, explique quant à lui que GPT-5.5 n’a pas seulement appris à lire son code source : il peut aussi éclairer (voire raviver) les séances de brainstorming de laboratoires ou même aider à la découverte de nouveaux médicaments. Un petit coup de main numérique qui pourrait bien mettre la blouse blanche au placard et dépoussiérer la paillasse.
Sortez vos agendas, le modèle est disponible dès maintenant pour les heureux abonnés Plus, Pro, Business et Enterprise ; et la version Pro s’invite aussi pour quelques chanceux de plus. Et si jamais vous avez aussi « plus, pro, business » en guise de prénom, c’est le moment de tenter votre chance.
La morale de l’histoire ? Entre IA super puissantes, applications surpuissantes et ambitions débordantes, on se demande parfois si les ingénieurs d’OpenAI prennent du café ou directement de la caféine en poudre. En tout cas, ils avancent si vite que, bientôt, même Google devra demander à GPT-5.5 l’autorisation de googler !
Source : Techcrunch




