« La seule chose qu’on veut pirater, c’est le mot de passe du Wifi du voisin… mais parfois, certains visent carrément votre robinet ! »
Derrière la Pologne et ses paysages pittoresques, une lutte digne d’un film de James Bond se déroule… sauf qu’au lieu de gadgets explosifs, ce sont des hackers câblés qui essayent de prendre le contrôle de nos précieuses stations d’eau potable. L’intelligence polonaise a récemment révélé la tentative d’intrusion sur cinq usines de traitement d’eau du pays, où de petits génies mal intentionnés auraient pu, dans le pire des scénarios, transformer la carafe d’eau sur votre table en cocktail douteux.
Attention, cette histoire ne concerne pas que la Pologne : nos amis américains ont déjà goûté à la cyber-panique du robinet. En 2021, un hacker a réussi à augmenter le niveau de soude caustique dans une station d’eau à Oldsmar, en Floride. Le FBI et la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (vous pouvez respirer après l’avoir lu) ont lancé un sérieux avertissement : les infrastructures de l’eau sont devenues le buffet ouvert des hackers internationaux.
La cybersécurité n’a jamais semblé aussi cruciale qu’à l’heure où un simple clic pourrait rendre l’eau du robinet plus piquante que prévu.
Mais revenons aux James Bond polonais. Dans son dernier rapport fleuve, l’Agence de Sécurité Intérieure met en lumière non seulement ces cyberattaques, mais aussi des actes de sabotage, tous orchestrés – selon elle – par des agents russes pas vraiment adeptes du « voisinage paisible ». Si les coupables exacts du piratage des stations d’eau ne sont pas nommés, la Pologne fait les frais de multiples tentatives ayant pour but de semer le chaos, parfois même avec un dramatique potentiel létal dans l’air.
Les frontières n’arrêtent pas les virus ni les hackers. Les cyber-attaques contre les infrastructures de l’eau et de l’énergie font désormais partie du « starter pack » des menaces mondiales : Iran, Russie, peu importe la provenance, l’important selon eux semble être de tester la robustesse de nos conduites (d’eau et humaines !). En 2023, le groupe CyberAv3ngers, lié à Téhéran, aurait ainsi réussi à jouer les plombiers 2.0 dans des stations américaines.
Le mode opératoire est connu : déstabiliser et fragiliser l’Occident, ni plus ni moins. Les cyberattaques sont simplement une flèche de plus à l’arc (numérique) d’un affrontement géopolitique qui ne cesse de grandir. Cela mérite un solide mot de passe et, peut-être, un double filtre à eau à la maison…
En résumé, même l’eau claire n’est jamais à l’abri d’un bon coup de tord-boyaux informatique… Pour éviter de boire la tasse, mieux vaut garder un œil sur la cybersécurité : il ne faudrait pas que le prochain cocktail branché soit à base de piratage !
Source : Techcrunch




