A close up of a robot on a tiled floor

Credits image : Maxim / Unsplash

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Mobileye, prends le taxi… et le manche !

« Pourquoi les robots ne prennent-ils jamais de pause café ? Parce qu’ils craignent de perdre leur autonomie ! » Voilà qui tombe à pic pour aborder la nouvelle tentative de Mobileye de conquérir non seulement la route, mais aussi le volant. Oui, vous avez bien lu : le géant israélien de la techno automobile, jusque-là content de vendre ses yeux électroniques aux constructeurs, rêve désormais de conduire sa propre barque, euh… robotaxi.

À grand renfort de communiqués, Mobileye (subsidiary d’Intel pour ceux qui révisent leurs partiels de fusion-acquisition) a annoncé son plan audacieux : en 2027, la première vague de 100 véhicules autonomes devrait déferler sur une ville américaine à l’identité encore plus secrète que la recette du Coca-Cola. Objectif affiché : faire grimper la flotte à 17 000 robotaxis en cinq ans si tout se passe comme sur des roulettes – électriques, bien sûr.

Jusqu’ici, Mobileye jouait surtout le rôle du copain sympa qui file ses puces intelligentes à tout l’arc-en-ciel de constructeurs, histoire de rendre les routes moins accidentogènes et plus dignes d’un jeu vidéo futuriste. Mais voilà que la boîte, sans doute séduite par le frisson du B2C et prise d’un syndrome Elon Muskien aigu, décide de partir à l’assaut du marché robotaxi. Quitte à rouler sur les plates-bandes de ses propres clients, comme ceux de Volkswagen et sa filiale Moia — ambiance “Frenemy” garantie !

Mobileye ne veut plus seulement fournir les pneus, mais aussi piloter le bolide du futur.

Mais attention, ce virage stratégique n’est pas le fruit d’une crise d’adolescence business. Dès 2020, le patron Amnon Shashua rêvait tout haut du fameux « Graal »: la voiture personnelle totalement autonome à vendre aux particuliers. Mais, confession de CEO oblige, il avouait que la première étape passerait forcément par les robotaxis – comme apprendre à nager avant de devenir champion olympique. Un passage obligé, donc, avec un plan de route : apprendre, expérimenter, et surtout montrer que son système maison n’est pas seulement bon pour les autres.

Pour son offensive, pas question de jouer solo ! Mobileye compte s’appuyer sur sa propre appli dynamique Moovit pour l’interface utilisateur, tandis que la gestion de la flotte sera pilotée en coulisses. Côté hardware, mystère : seules quelques photos trainent d’un véhicule électrique chinois, sorte de SUV futuriste, mais aucune confirmation officielle. Suspense, quand tu nous tiens…

Mais que les partenaires existants se rassurent (ou pas ?) : Mobileye promet que cette nouvelle activité ne veut pas leur piquer la vedette, mais plutôt accélérer l’adoption des robots sur chaise roulante – pardon, sur roues motorisées. Bref, un joli moyen d’apprendre sur le tas, tout en faisant la démo grandeur nature de son « Mobileye Drive » maison. Et si en plus ça permet de gagner un peu d’argent, qui s’en plaindra ?

On attend encore la levée de rideau sur le premier trajet de robotaxi 100% Mobileye. Ce qui est sûr, c’est qu’avec cette initiative, la société ne se contente plus d’être le copilote : elle passe carrément derrière le volant de l’innovation. Mais bon… espérons qu’elle ne prenne pas trop la grosse tête, au risque de finir en panne d’autonomie !

Source : Techcrunch

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