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Credits image : Markus Spiske / Unsplash

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Figure imposée : quand la blockchain patine sur la piste du hacking

« La confiance aveugle, ça marche… jusqu’à ce qu’on trébuche sur un câble réseau ! » C’est la leçon du jour pour Figure Technology, star montante du prêt blockchain, qui vient de s’offrir une belle pirouette numérique, et pas celle dont on rêve avant un IPO. Lorsque vendredi est venu, la société n’a pas lancé de nouveaux tokens, mais une annonce bien moins scintillante : un de leurs employés a été victime d’une attaque d’ingénierie sociale, offrant malgré lui les clés d’un coffre-fort pas si virtuel que ça.

C’est Alethea Jadick, porte-parole de Figure, qui a tenté de rassurer la planète tech dans une déclaration relayée par TechCrunch. Selon elle, les pirates n’ont mis la main que sur « un nombre limité de fichiers ». Si votre nom figure là-dedans, ne paniquez pas : Figure promet de contacter toutes les personnes concernées et de leur offrir un suivi de crédit gratuit. On ne sait pas encore si ça inclut aussi du yoga pour évacuer le stress…

Mais attention, Figure ne s’étale pas sur les détails gênants. À la question “combien de données, et lesquelles ?”, c’est le silence radio. Dommage, on aime bien les spoilers – surtout quand ils concernent autre chose que la fin de sa réputation en cybersécurité !

Les hackers ont piraté bien plus qu’une simple porte d’entrée : toute la maison était sur Google Maps.

Le vrai scoop arrive du côté obscur du web, où ShinyHunters, bandits bien connus du darknet, revendiquent ce joli coup et affichent 2,5 gigas de données volées, probablement pas pour lancer une collection NFT. TechCrunch a pu feuilleter un extrait du butin : noms, adresses, dates de naissance, numéros de téléphone… Tout y est, on espère juste que la liste ne servira pas pour un démarchage à l’ancienne.

Petit twist digne d’une série à suspense : Figure ferait partie d’une campagne visant les entreprises utilisant le fameux Okta pour le single sign-on – sorte de porte d’entrée unique idéale pour les pressés et, désormais, les pirates. Dans le même panier de victimes, on croise Harvard et l’Université de Pennsylvanie, preuve que ni les banques, ni les grands cerveaux ne sont à l’abri d’une fuite… de données, cette fois-ci.

En résumé, Figure doit désormais réparer ses filets avant de plonger de nouveau dans le grand bain boursier, et surtout faire la morale numérique à ses collaborateurs : sur Internet comme sur le dark web, il faut toujours se méfier des inconnus, même virtuels !

Preuve que dans la tech, ce n’est pas la blockchain qu’il faut redouter, mais la faille humaine. Après tout, ce n’est pas parce qu’on s’appelle Figure qu’on est à l’abri d’un couac… ou d’une addition salée, au prochain contrôle de maths de la cybersécurité.

Source : Techcrunch

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