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Ghibli-rité ou plagiat ? Quand l’IA s’inspire un peu (trop) à la japonaise

« Tout ce qui est généré n’est pas or, surtout quand c’est sorti d’un GPU ! » Voilà une maxime digne de l’ère numérique qui résume assez bien la colère qui gronde au pays du soleil levant… ou devrions-nous dire, du copyright montant ?

Les studios japonais, emmenés par le prestigieux Studio Ghibli (oui, ceux qui ont imprégné notre enfance d’effluves de Totoro et de Chihiro), sont montés au créneau. Le problème ? OpenAI, la star internationale de l’IA, s’entraîne allègrement sur leurs œuvres sans demander la permission. Imaginez que Totoro débarque dans votre salon… mais fait de morceaux de selfies, de chiens transformés et de CEO en mode « Ghibli sur X » ! Même Sam Altman, le patron d’OpenAI, s’est prêté au jeu en changeant sa photo de profil pour une version “Ghiblifiée” de lui-même. Ghibli, c’est chic, mais Ghibli sans accord, ça pique !

Face à l’incroyable « Sora » d’OpenAI – un générateur vidéo qui fait déjà parler de lui (et de vos droits d’auteur) – la CODA japonaise (l’association qui veille au grain pour les ayants-droit nippons), a tapé du poing sur la table : halte à l’entraînement sauvage ! Pour CODA, utiliser Totoro et consorts pour éduquer des IA revient à copier les réponses du voisin en contrôle de maths : ce n’est pas parce qu’on est fort en calcul qu’on doit oublier les bonnes manières !

Quand OpenAI copie sans demander, même les esprits de la forêt se fâchent — et ce ne sont pas des esprits rancuniers d’habitude…

Du côté d’OpenAI, la stratégie, c’est plutôt : « On agit, on verra s’il faut demander pardon plus tard ! » Résultat : tout le monde peut s’amuser à générer des œuvres avec des personnages copyrightés, voire des célébrités disparues, façon deepfake. Ça amuse, jusqu’à ce que Nintendo ou la famille de Martin Luther King, Jr. trouvent ça beaucoup moins drôle. Dans ce flou artistique (ou juridique ?), une chose est sûre, la législation américaine n’a pas franchement évolué depuis la sortie de Star Wars… en 1976 !

D’ailleurs, il y a bien eu une décision récente où un juge fédéral américain a tranché : entraîner une IA avec des bouquins copyrightés, c’est toléré… sauf si on pirate pour copier. Oui, on dirait une devinette, mais c’est la réalité du copyright à la sauce 2025. De leur côté, les Japonais préviennent : chez eux, la règle est claire, tout ça pourrait valoir une belle violation. Autant dire que chez Ghibli, la magie n’opère pas quand il s’agit de pirater les chefs d’œuvre !

La réaction de Hayao Miyazaki ? Pas un bruit officiel sur la mode des « Ghibli-fakes »… Mais rappelons qu’en 2016, il avait déjà qualifié les animations IA de « profondément insultantes pour la vie ». La poésie à la main semble encore avoir quelques défenseurs acharnés !

En bref, entre législation poussiéreuse, culture du « je fais, tu râles », et créateurs agacés, la bataille du copyright ne fait que commencer à l’ère des IA. Une chose est sûre, ni Totoro ni les avocats ne sont prêts de disparaître dans la brume… à moins qu’OpenAI ne leur apprenne à le faire.

Et si OpenAI compte continuer, il vaudrait mieux pour eux qu’ils évitent de trop chatouiller les esprits de la forêt japonaise… car au prochain procès, ce n’est pas Sora qu’ils appelleront, mais la pluie de plaintes !

Source : Techcrunch

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