« Un robotaxi par jour éloigne l’ennui toujours ». Voilà qui pourrait bien être la devise de Waymo, ce vaillant chevalier qui conquiert nos rues avec ses voitures sans conducteur. Mais attention, derrière le volant (virtuel), tout n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît !
Ces derniers mois, Waymo – l’enfant prodige d’Alphabet (oui, encore eux, ils sont partout, plus persistants que le WiFi d’un voisin) – a multiplié les courses de ses robotaxis. On savait déjà qu’ils transportaient tout ce beau monde en masse : il y a six mois, ils affichaient fièrement 250 000 trajets par semaine dans de joyeuses villes comme Atlanta, Austin, Los Angeles, Phoenix, et la Bay Area de San Francisco. Mais à partir de là, ils sont brusquement devenus aussi discrets que votre collègue qui prend le dernier donut : plus de chiffres précis, juste des « centaines de milliers ». Un vrai suspense à la Netflix.
L’énigme vient enfin d’être percée grâce à une lettre (fuitée, évidemment : qui a dit que le courrier papier était mort ?) envoyée par Tiger Global Management à ses investisseurs et rapportée par CNBC. Ce n’était pas une déclaration d’amour, non, mais bien un plaidoyer pour lever des fonds pour leur prochain bébé financier. Et devinez qui était cité comme exemple de réussite ? Notre cher Waymo, qui, selon eux, livre désormais pas moins de 450 000 courses… chaque semaine ! Pratiquement le double de ce que la société annonçait il n’y a pas si longtemps. On dirait que les taxis à papa ont du souci à se faire.
Waymo avance vite, mais dans le monde de la tech, même le régulateur a parfois du mal à suivre la cadence !
Mais ne rangez pas tout de suite vos chaussures de marche : Waymo prépare déjà la prochaine étape de sa conquête, annonçant avec tambour et klaxon le lancement de ses taxis autonomes dans douze nouvelles villes d’ici 2026. Si vous habitez à Dallas, Denver, Houston, Nashville ou San Diego, préparez-vous à croiser ces robots roulants qui n’ont jamais besoin de faire une pause-café (ni de râler sur les clients, quelle tristesse).
En face, la communication de Waymo reste aussi muette qu’un assistant vocal coupé du WiFi : contactés, ils n’ont fait aucun commentaire. La discrétion devient une stratégie, et on les comprend : après tout, l’industrie du taxi sans chauffeur avance plus vite que la vérité dans une réunion d’actionnaires…
Ce bond spectaculaire dans le nombre de trajets ne fait donc pas seulement la joie des investisseurs de Tiger Global, mais aussi celle des rêveurs d’une mobilité futuriste… et sans prises de tête avec le chauffeur sur la clim. Mais attention, si la tendance continue, on se demande juste qui va, un jour, rester pour écouter les histoires de taxi à l’ancienne !
Conclusion : si Waymo continue sur cette route, il va falloir réinventer l’expression « prendre la route ». Avec des taxis sans conducteur, reste à espérer qu’on ne se retrouve pas… à côté de la plaque (d’immatriculation) !
Source : Techcrunch




