La grande valse robotique : chômage humain, scandale à gogo, la techno fait-elle le job ?

Illustration originale : Evan Iragatie / Flux

Edito
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La grande valse robotique : chômage humain, scandale à gogo, la techno fait-elle le job ?

Les coulisses de la tech n’ont jamais autant résonné du claquement métallique des robots que du doux bruissement de CV glissant sur la pile des licenciements. Tandis qu’on pleure des vagues entières de talents humains sacrifiés sur l’autel de l’efficacité IA, la grande kermesse du CES, elle, célèbre avec enthousiasme la montée en puissance de nos nouveaux collègues à circuits imprimés – maladroits, certes, mais prêts à tenir le crachoir et la balayette. Faut-il encore s’en étonner ? La même semaine, certains des cerveaux les plus brillants virent à la tech-tox, pendant que d’autres s’émerveillent devant un bras robot qui fait le service minimum sur un ring de ping-pong.

Un parfum de farce flotte donc sur la Silicon Valley : sous les paillettes, SandboxAQ, le joujou préféré des investisseurs et arène d’un énième scandale de gouvernance, tente de cacher ses procès sous le tapis quantique, pendant que des cohortes d’ingénieurs jetés dehors épluchent LinkedIn… ou se reconvertissent testeurs officiels d’aspirateurs intelligents. Certains rêvent encore de licencier la direction, mais ce sont bien eux, les talents, qu’on remercie. Est-ce vraiment une question d’éthique quand l’appât du gain met l’étique et l’IA au coude à coude sur la ligne d’arrivée ?

La révolution robotique, star du CES, n’a pourtant rien d’un conte de fées linéaire. Ici, les humanoïdes tombent du ring plus souvent qu’ils ne remportent leurs rounds, et les danseurs électroniques de Unitree font plus sourire les vigiles qu’inquiéter nos conventions collectives. Mais derrière la maladresse malicieuse de ces automates, la brutalité économique est bien réelle pour les humains : sous la samba des robots de salon, c’est toute la chaîne de valeur du travail tech qui vacille. Ma chemise repassée par une IA, mon email de licenciement envoyé par un algorithme – cirque ou dystopie ?

Le vrai spectacle n’est plus sur la scène du CES, mais dans la façon dont la tech redéfinit, ou dévore, ses propres enfants.

Ce théâtre absurde n’est pas sans ironie : alors que la discussion autour de la transparence et de l’éthique s’invite chaque jour à la table – maladroitement, la bouche pleine de cash et les poches trouées par les scandales – la Silicon Valley s’entête à refinancer, revaloriser, et reconfigurer. Les robots, eux, avancent tranquillement, moins menacés par nos peurs que par notre propension à faire fi de leurs défauts ou, pire, à jalouser leur insensibilité au burn-out. Pour chaque startup épinglée par la justice, combien d’ordinateurs victorieux du dernier open-mic de la robotique ? Et si la performance n’était déjà plus humaine, mais purement… narrative ?

Demain, qui inventera encore, qui osera la rupture – la tech célébrera-t-elle l’innovation créative ou ne parlera-t-on plus que d’optimisation automatique ? À défaut d’empathie, la prochaine génération de robots saura-t-elle gérer la logistique… des plans sociaux ? Peut-être le futur appartient-il à ceux qui sauront jongler entre les bugs du code et les failles de gouvernance, quitte à glisser entre deux parties de ping-pong automates. Quant au reste, reste à espérer que, le jour venu, les robots danseront sur nos ruines en pliant notre linge avec style – et un petit clin d’œil à leur créateur chômeur.

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