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Le secteur textile est-il prêt pour la révolution du recyclage?

Pourquoi ne recycle-t-on qu’une fraction infime de nos textiles alors que le plastique, lui-même pointé du doigt pour son faible taux de recyclage, fait déjà presque dix-huit fois mieux ? Le secteur de la mode est-il voué à rester un gouffre environnemental, ou une révolution s’amorce-t-elle enfin ?

Alors que seulement 9% du plastique mondial trouve une seconde vie, moins de 0,5% des textiles y parviennent. Les raisons ? La composition hybride et complexe des vêtements – mélange de fibres synthétiques, boutons, fermetures, élastiques et autres éléments – rend leur traitement industriel quasi impossible. Faut-il se résigner à enfouir ou incinérer des montagnes d’habits chaque année ?

Les industriels eux-mêmes semblent dépassés par la diversité et l’imprévisibilité des déchets textiles. « Le défi du recyclage, c’est l’impossibilité de prédire la composition des déchets, qui sont contaminés par une infinité de substances », rappelle Stwart Peña Feliz, cofondateur de MacroCycle, une jeune pousse qui entend bouleverser le secteur.

Face à l’urgence, de nouvelles solutions veulent rendre le recyclage textile enfin accessible et rentable.

Peña Feliz connaît bien les failles des modèles industriels actuels, pour avoir travaillé chez ExxonMobil sur le recyclage chimique. Là où la décomposition thermique du plastique consomme une énergie considérable, MacroCycle mise sur une innovation radicale, développée avec Jan-Georg Rosenboom au MIT. Leur procédé n’explose pas la chaîne de polymères mais la reboucle sous forme d’anneaux – des « macrocycles » – offrant ainsi un recyclat quasi pur, avec 80% d’énergie économisée par rapport à la production de polyester neuf. Sommes-nous à l’aube d’un changement d’échelle ?

La start-up, finaliste du prestigieux « Startup Battlefield » de TechCrunch, vient de boucler une levée de fonds de 6,5 millions de dollars et construit un réacteur 2 000 fois plus grand que son prototype initial, capable de produire des lots de 100 kilos pour les premières marques clientes. La promesse ? Offrir un polyester recyclé au même prix que la version issue du pétrole, ce qui pourrait agir comme un déclic économique pour toute l’industrie.

Mais l’innovation technologique suffit-elle ? Peña Feliz en doute et parie sur la force du marché : « Pour pousser des géants comme ExxonMobil à changer, la solution doit être irrésistiblement rentable. Sinon, rien ne bougera. »

Le chantier commence à peine, mais la dynamique semble lancée : MacroCycle séduit déjà des marques du secteur, impatientes d’intégrer cette fibre recyclable à l’infini dans leurs collections. Le rêve d’une mode circulaire peut-il enfin se concrétiser ?

Source : Techcrunch

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