« Réglementer l’IA aux États-Unis ? C’est comme essayer de programmer sa cafetière… un matin sans café ! »
La révolution de l’intelligence artificielle avance à grande vitesse, mais côté régulation, Washington semble surtout appuyer sur le bouton « snooze ». Les géants de la tech et les startups qui valent déjà le PIB d’un petit pays freinent des quatre fers devant les législations locales : « À chacun sa sauce, bonjour le casse-tête ! » déplorent-ils, craignant un patchwork si coloré de régulations que même Missoni serait jaloux. Pendant ce temps, la Californie, le Texas et leurs copains balancent des dizaines de projets de loi pour éviter que Skynet se réveille avant l’heure… ou au moins, pour que les IA n’escroquent pas mamie sur WhatsApp.
« Si chaque état fait ses propres règles, on va perdre la course mondiale contre la Chine ! » prévient Josh Vlasto, nouveau super-héros des PACs pro-IA, son costume d’optimisme bien repassé. L’industrie, visiblement nostalgique du Far West numérique, réclame soit un standard national, soit… rien du tout. Et pendant qu’on discute, à la Maison-Blanche, on imagine même une équipe de choc pour contester les lois des états rebelles en justice, comme dans un mauvais reboot de « Westworld » version Capitol Hill.
Côté Congrès, ce n’est guère plus simple. Les tentatives d’imposer un standard fédéral au forceps font un flop : déjà, une tentative de « moratoire anti-régulation » s’est fait recaler plus vite qu’un chèque en bois, et la plupart des élus ne veulent surtout pas priver leurs états de la possibilité d’agir. La peur ? Laisser le champ libre aux géants de la tech pendant que les consommateurs naviguent sans ceinture de sécurité dans le grand 8 de l’IA.
Le vrai casse-tête, ce n’est pas l’IA, c’est qui aura la main sur la prise : les états ou Washington ?
Pour calmer le jeu, le représentant Ted Lieu et son escouade bipartisan peaufinent un projet de « super-loi » fédérale, plus épaisse qu’un bot d’Excel, qui couvrirait tout – fraude, santé, sécurité des enfants, et même la peur existentielle du robot qui fait vos impôts à votre place. Mais attention : les débats sont tendus, et ce texte risque de prendre autant de temps à sortir que le dernier album de Daft Punk (spoiler : ne retenez pas votre souffle).
Pendant ce temps, des PACs pro-IA, boostés façon Hulk par Andreessen Horowitz et les boss de l’écosystème, injectent des millions dans le lobbying local et national pour enterrer toute velléité de régulation d’états trop audacieux. Leur argument ? « Laissons l’innovation galoper, la justice gèrera les excès par la suite. » Mais côté opposants—chercheurs, data scientists chevronnés, ou simples démocrates de la première heure—on rétorque que l’industrie respecte déjà des normes plus strictes… quand l’Union européenne s’y met. Alors, ce patchwork, problème ou simple épouvantail ?
Dans la vraie vie, les états américains ne font pas que s’agiter : 38 ont déjà voté plus de 100 lois cette année, souvent centrées sur les deepfakes ou la transparence. Mais selon une étude, près de 7 sur 10 n’imposent aucun devoir direct aux développeurs d’IA. L’engin fédéral, quant à lui, rame souvent à contre-courant : depuis 2015, sur 67 initiatives, Ted Lieu n’a vu qu’une seule adoption. Bref, si l’IA évolue à la vitesse de la lumière, la législation avance au rythme d’un modem 56K.
Le futur ? Un gigantesque projet de loi made in Ted Lieu promet de révéler la recette miracle de l’encadrement de l’IA : pénalités renforcées en cas de fraude, protections contre les deepfakes, tests obligatoires pour les modèles… mais sans transformer le Congrès en centre d’examen d’algorithmes. Un compromis qui essaie surtout d’éviter un bug fatal : celui du blocage politique total. Reste à voir si c’est la loi qui domptera l’IA, ou bien l’IA qui hackera la loi.
Au fond, dans ce grand débat sur la régulation de l’intelligence artificielle, la seule chose vraiment artificielle… c’est peut-être la vitesse à laquelle Washington avance !
Source : Techcrunch




