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Snabbit ou jamais : Le service d’aide ménagère qui dépoussière l’Inde

“Pourquoi attendre demain ce que l’on peut déléguer en dix minutes ?” Si ma grand-mère avait connu Snabbit, elle aurait sûrement troqué son balai contre une appli ! Bienvenue à l’ère où la rapidité réclame non seulement ton repas tout chaud, mais aussi ta vaisselle étincelante et ton linge plié, le tout livré à domicile à la même vitesse qu’un café à emporter. En Inde, la flemme connectée a trouvé son nouveau héros et il répond au doux nom de Snabbit.

Lancée en 2024 à Bengaluru, la startup Snabbit vient de faire le plein d’arguments à grand renfort de valises… de billets ! Une levée de fonds de 30 millions de dollars plus tard, la société affiche un sourire à 180 millions : une valorisation qui triple en cinq mois. Parmi les généreux mécènes, Bertelsmann India Investments mène la danse, suivi de Lightspeed, Elevation Capital et Nexus Venture Partners. Bon appétit !

La recette du succès ? Un bond dans l’activité plus impressionnant que le passage express d’une éponge sur une casserole brûlée. En mai : 1 000 missions quotidiennes. En octobre ? 10 000 par jour ! Résultat, 300 000 missions déjà effectuées grâce à une armée de 5 000 “expertes”, toutes des femmes, prêtes à débarquer chez vous – en moins de dix minutes s’il vous plaît – pour faire briller votre appartement mieux qu’une pub pour détergent.

Snabbit, c’est la startup qui promet de dépoussiérer le marché du service à domicile, sans jamais être à côté de la plaque.

Faut-il s’arrêter là ? Surtout pas ! Avec une présence dans 40 micro-marchés urbains de cinq mégapoles (Mumbai, Bengaluru, Gurugram, Noida, et Pune), la plateforme rêve déjà d’ajouter Delhi, Calcutta ou Chennai à son carnet de bal. Mais la vraie question : qui sont ces clients si pressés ? Une majorité de trentenaires, salariés ou célibataires, qui ne veulent pas d’aide-ménagère à l’année mais cherchent l’efficacité instantanée, à la demande et sans engagement. Le modèle ne vient pas juste “digitaliser” la femme de ménage : il optimise le système, réduit les distances à parcourir pour les intervenantes, et gère la logistique comme un chef.

Le client, lui, débourse environ 2€ de l’heure, pour un ticket moyen à 3€, et se voit fidélisé à 35% – preuve que la procrastination n’a jamais été aussi rentable. Quant aux agentes d’entretien, elles gagnent entre 284 et 340 dollars mensuels selon leur rythme, et font maintenant moins de 300 mètres pour passer d’un chantier à l’autre – le tout sans avoir à courir un marathon pour astiquer deux cuisines à la suite.

Mais Snabbit ne vit pas dans un micro-marché sans rival : Urban Company, Broomees ou Pronto se bousculent déjà sur le créneau du service instantané. Et la compétition fait rage. “On ne gagne pas toute l’Inde d’un coup, on gagne quartier par quartier”, philosophe Aayush Agarwal, patron de Snabbit. Une stratégie de profondeur plutôt que de largeur… soit l’inverse d’un grand ménage de printemps où on range tout, mais n’importe comment ! L’objectif de la nouvelle levée de fonds : s’attaquer à des besoins encore plus fréquents, comme la cuisine à domicile, la garde d’enfants ou encore l’aide aux personnes âgées.

L’histoire de Snabbit nous rappelle que le ménage “express” ne fait pas forcément un monde plus superficiel, mais un quotidien beaucoup plus organisé (et propre). Après tout, à défaut d’avoir un génie dans une lampe, il suffit désormais d’un clic pour faire disparaître la poussière. Quand le ménage est aussi rapide, il reste plus de temps pour faire autre chose… comme inventer des jeux de mots douteux : alors, qui veut ma Snabbiette magique ?

Source : Techcrunch

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