« Donner un téléphone portable à un ado, c’est comme offrir un trampoline à un kangourou hyperactif : on sait qu’il va sauter partout ! » – Voilà, on commence fort, car aujourd’hui on s’intéresse à Snapchat, ce terrain de jeu digital où nos chers têtes blondes (et moins blondes) rebondissent d’un snap à l’autre pendant des heures. Deux jours à peine après avoir sorti le portefeuille pour calmer une plainte sur l’addiction aux réseaux sociaux, Snap essaie de nettoyer son image avec de nouveaux contrôles parentaux tout frais sortis du four.
Dans ce grand spectacle qu’est la protection des mineurs, Snap nous présente les nouvelles améliorations de son « Family Center ». Les parents peuvent désormais espionner, pardon, surveiller le temps passé par leur progéniture sur Snapchat. L’app va même jusqu’à détailler, minute par minute, si les p’tits loups préfèrent tchatter, prendre des selfies, partir à la chasse aux Bitmojis sur Snap Map, ou poser en star de la journée sur Spotlight.
Mais voici la cerise sur ce gâteau parental : en plus de la liste d’amis, papa et maman découvriront (presque) tous les secrets de la vie sociale virtuelle de leur ado. Si un mystérieux nouveau contact débarque, l’algorithme révélera s’il s’agit d’un copain d’école, d’un numéro volé dans le répertoire, ou d’un parfait inconnu rencontré dans une communauté obscure. Ça promet des discussions animées au dîner !
La technologie ne remplace pas la confiance, mais elle peut aider à ouvrir le dialogue… ou à le rendre plus épicé !
Dans son blog officiel (qu’on imagine rédigé avec quelques sueurs froides post-tribunal), l’équipe Snap insiste sur leur volonté de renforcer la confiance. Les parents reçoivent des signaux pour mieux comprendre les relations en ligne de leurs enfants, mais qu’on se le dise, la surveillance ne fait pas tout : le vrai lien, lui, ne se mesure pas en heures ou en « mutual friends ».
On rappelle que le Family Center existe depuis 2022 — né sous la pression des régulateurs qui, eux, n’ont rien de virtuel quand il s’agit de défendre la jeunesse. Désormais enrichi de sabliers numériques, de possibilité de bloquer le robot My AI ou de limiter les interactions, cet espace évolue… Pas forcément par pure bonté d’âme, mais bien parce que le dernier procès en date vient de coûter quelques millions et beaucoup d’huile de coude à Snap !
Snap n’est pas seul dans la tourmente : la plainte était aussi dirigée contre Meta, TikTok et YouTube. Pour l’instant, seul Snap a tourné la page du procès, pendant que les autres se préparent à jouer leur sort devant un jury. Et si Snapchat tente l’opération séduction auprès des parents, il reste accusé dans d’autres affaires du même genre. Des mails datant de neuf ans ont refait surface, prouvant que certains salariés étaient déjà inquiets pour la santé mentale des jeunes utilisateurs. Le top management crie, évidemment, au « cherry-picking » — l’art de sortir les dossiers qui fâchent hors contexte.
Finalement, chez Snap, la stratégie semble être : « Si tu ne peux pas convaincre les juges, tente de convaincre les mamans ! » Mais attention, l’avenir nous dira si le filtre parental est assez solide… ou s’il ne sert qu’à faire illusion, le temps d’un “snap”.
En conclusion, même avec les meilleures intentions et les outils dernier cri, la parentalité numérique, c’est comme les filtres Snapchat : c’est amusant, parfois utile, mais ça ne montre pas toujours la réalité… Snapping parents, il parait que la confiance, c’est mieux quand ça ne disparaît pas en 24 heures !
Source : Techcrunch




