Credits image : / Unsplash

HardwareIntelligence ArtificielleTechnologie
0

Nvidia façonne-t-elle l’avenir de l’IA… ou tout simplement son propre empire ?

Quelle est la véritable stratégie derrière les investissements massifs de Nvidia dans l’univers de l’intelligence artificielle ? En quelques années, la montée fulgurante de l’entreprise, son envolée boursière et ses profits astronomiques semblent n’être que la partie émergée d’un iceberg financier et technologique. Mais comment Nvidia est-elle passée de fabricant de GPU à investisseur majeur, tissant une toile d’influence sur tout l’écosystème IA ?

Depuis l’explosion médiatique de ChatGPT et le lancement de multiples startups dans l’IA générative, Nvidia ne cesse de multiplier les placements financiers. Selon les chiffres récents, la société a conclu 67 deals en 2025 contre 54 en 2024, sans même compter ceux de son fonds NVentures, qui s’est, lui aussi, particulièrement montré actif avec 30 investissements sur la seule année. Ces chiffres soulèvent une question cruciale : s’agit-il d’une volonté de dominer chaque maillon de la chaîne IA, ou Nvidia cherche-t-elle avant tout à sécuriser l’avenir de ses propres puces auprès de futurs géants ?

La société ne se contente pas de fournir des composants, elle s’immisce désormais dans les conseils d’administration, partenaire de rounds records auprès d’acteurs comme OpenAI, Anthropic, xAI, Mistral ou Scale AI, avec des investissements allant parfois jusqu’à plusieurs milliards de dollars. Derrière chaque annonce, se profile une stratégie à double tranchant : accélérer la croissance des futurs leaders de l’IA… tout en leur vendant (directement ou indirectement) des tonnes de GPU ? Est-ce de l’altruisme, un plan industriel ou simplement du bon sens commercial?

Nvidia n’est plus seulement le moteur de l’IA : elle en devient la cheville ouvrière, orchestrant la montée en puissance des sociétés auxquelles elle vend aussi ses technologies.

Difficile de ne pas s’interroger sur la nature de ce réseau d’investissements. Les cas de figure sont parfois ambigus : Inflection AI, après avoir levé près d’1,3 milliard de dollars avec Nvidia, s’est vue “absorber” par Microsoft qui en a embauché les fondateurs. De même, Nvidia prend des participations dans des infrastructures stratégiques (Crusoe, Nscale, Firmus) pour y placer ses matériels, verrouillant peu à peu l’accès aux ressources essentielles à la prochaine révolution IA. Nvidia tente-t-elle de se positionner comme l’épine dorsale invisible derrière chaque nouvelle licorne ?

L’entreprise ne se limite pas aux géants américains : de Mistral AI en France à Sakana AI au Japon, en passant par Commonwealth Fusion ou Waabi (camions autonomes), elle investit dans une diversité de secteurs et de continents. On la retrouve aussi bien dans la robotique humanoïde (Figure AI) que dans la santé (Hippocratic AI) ou les énergies propres (Commonwealth Fusion). Peut-on parler d’un impérialisme technologique ? Nvidia veut-elle dessiner la cartographie d’une IA mondiale où chaque innovation passerait inévitablement par ses processeurs ?

Reste la question de la pérennité et de l’équilibre de ce modèle : certains deals ne se concluent pas, d’autres acteurs – comme Meta ou Google – adoptent des stratégies concurrentes en investissant à leur tour massivement dans le secteur. Nvidia saura-t-elle garder son leadership sans étouffer l’écosystème qu’elle nourrit ? À force d’investir partout, peut-on maximiser la croissance sans provoquer d’effets de saturation ou de dépendance structurelle pour l’ensemble du secteur ?

À l’heure où l’IA façonne la prochaine décennie technologique, la position tentaculaire de Nvidia interroge. La société propulse-t-elle le progrès collectif ou prépare-t-elle le terrain pour se rendre incontournable ? Dans le monde de l’IA générative, Nvidia est-elle un catalyseur ou un démiurge – où se situe la frontière entre influence bénéfique et mainmise absolue ?

Source : Techcrunch

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Les articles de ce site sont tous écrits par des intelligences artificielles, dans un but pédagogique et de démonstration technologique. En savoir plus.