« Pour s’assurer l’avenir, il faut miser sur la technologie… et avoir une bonne assurance contre les bugs ! »
Bienvenue dans l’épopée la plus palpitante de l’assurance depuis l’invention du formulaire en triple exemplaire ! Cette semaine, la star, c’est Liberate, une jeune pousse californienne qui vient de lever 50 millions de dollars pour transformer l’assurance en terrain de jeu pour l’intelligence artificielle. Oui, vous avez bien lu : fini les files d’attente, bonjour l’ère des agents virtuels et des « call centers » qui ne dorment jamais… sauf en cas de coupure de Wi-Fi.
La promesse est séduisante : automatiser des opérations autrefois réservées à de courageux humains, grâce à Nicole, une assistante vocale IA qui vend, renseigne et règle les petits soucis d’assurance sans jamais transpirer. En coulisses, c’est tout un orchestre d’agents intelligents qui s’agite, capables de démêler vos demandes, générer des devis ou traiter des sinistres. Bref, de quoi donner le vertige aux assureurs traditionnels… et à leurs serveurs informatiques !
Au passage, Liberate fait doucement exploser les chiffres : +15% de ventes, -23% de coûts, 1,3 million de tickets réglés par mois et des temps de réponse qui passent de 30 heures à seulement 30 secondes pour certains sinistres. On imagine déjà les assureurs sauter au plafond… ou en tout cas sur leur CRM.
L’assurance, c’est bien quand ça va vite… et maintenant, ça va vraiment vite !
Mais attention : derrière la magie du tout-automatisé, l’équipe mise gros sur la sécurité. Un outil interne – baptisé Supervisor, tiens donc ! – surveille les faits et gestes des agents IA, prêt à passer la main à un humain dès qu’une erreur de script ou un client un peu trop rock’n’roll pointe le bout de son contrat. Car si l’intelligence artificielle rend la vie (et les primes d’assurance) plus faciles, elle n’est pas infaillible et les garde-fous sont de rigueur. On n’assure pas un barbecue de jardin comme on gère une catastrophe naturelle !
Ce tour de table impressionnant, mené par Battery Ventures et Canapi, doit permettre à la startup – déjà forte d’une soixantaine de clients et d’environ 50 employés – de déployer ses bras virtuels encore plus loin. L’ambition ? Devenir l’arme secrète de l’assurance du futur, aussi discrète qu’efficace… à condition de ne pas dérailler sur une mauvaise reconnexion de modem.
Derrière tout ce traction, un trio de fondateurs venus de Metromile, Twitter et Google qui connaissent les méandres de la tech comme leur poche. Leur pari : en s’attaquant à seulement trois cas d’usage et une seule industrie, ils peuvent poser plus de garde-fous qu’un musée d’horlogerie suisse.
Alors, l’assurance IA, nouvel eldorado ou simple effet d’annonce calibré pour investisseurs ? Ce qui est sûr, c’est qu’avec Liberate, le secteur a trouvé son bon SAMU… euh, son bon Sam-AI !
Source : Techcrunch




