« On ne remplace pas une équipe qui gagne… sauf si elle s’appelle SaaS et que l’IA débarque avec ses robots en goguette ! » C’est Ali Ghodsi, le cofondateur exubérant (oui, ça existe) de Databricks, qui donne le ton. Lundi, Databricks a sorti son plus beau communiqué pour annoncer fièrement avoir atteint un chiffre d’affaires annualisé de 5,4 milliards de dollars, dont plus de 1,4 milliard juste pour ses produits IA. Qui a dit que l’IA allait manger tout cru le business du SaaS ?
Dans l’écosystème tech, la rumeur court plus vite qu’un bug chez OpenAI : l’IA va balayer les entreprises SaaS comme un coup de vent sur le cloud (jeu de mot non facturé). Mais pour Databricks, c’est tout l’inverse ! Ghodsi se réjouit : pour eux, l’IA booste les usages. Et, histoire de distancer son entreprise de l’étiquette « SaaS » un peu ringarde, il rappelle que Databricks est désormais valorisée comme une vraie starlette de l’IA : 134 milliards de dollars, le portefeuille gonflé par une levée de fonds à rallonge et un prêt de 2 milliards pour arrondir les angles.
Attention toutefois, ne rangez pas Databricks dans la catégorie des magiciens de l’IA uniquement. À la base, leur taf, c’est les data warehouses, ces gros entrepôts numériques où les entreprises rangent leurs montagnes de données pour les transformer en pépites stratégiques. Mais avec Genie, leur nouvelle interface LLM, tout le monde peut discuter de business analytique comme on cause à ChatGPT, et ça, c’est vraiment « magique » (promis, c’est la dernière blague).
L’arrivée de l’IA dans le SaaS, ce n’est pas la disparition des anciens, c’est le début d’une mutation (presque) invisible.
Avant, pour obtenir un rapport sophistiqué, il fallait manier le SQL comme un samouraï. Désormais, un simple « Pourquoi les revenus explosent le mardi ? » posé à Genie suffit pour épater la galerie. Selon Ghodsi, cette simplicité dope l’utilisation de leur plateforme comme les surgelés déchaînent une soirée raclette. Mais pas de panique : personne ne va bazarder son précieux système de gestion métier du jour au lendemain. Déplacer sa « system of record », c’est tout sauf fastoche, surtout quand toutes les données sensibles dansent dedans depuis des lustres.
Gros plot twist : les méchants de l’IA ne cherchent même pas à remplacer les bases de données ! Ils veulent plutôt remplacer les vieilles interfaces qui font transpirer tout le monde, en glissant une couche de langage naturel et des API dignes de Netflix. Fini les pros de Salesforce ou SAP qui connaissaient tout par cœur ; demain, c’est l’IA qui fait office de dompteur de logiciels, laissant les utilisateurs profiter des coulisses sans jamais voir les engrenages.
Databricks, malin comme un renard, a donc créé Lakebase, sa base ultra-connectée pensée pour les agents IA. En huit mois, ce bébé-là pèse déjà deux fois plus lourd que la première version du data warehouse à même âge. Ghodsi, tout guilleret, compare la chose à des bambins costauds : “un bambin deux fois plus gros, ça impressionne sur la cour de récré !”
Et l’argent dans tout ça ? Databricks vient de signer le plus gros chèque de sa vie, mais pas de folie côté bourse : l’IPO, ce sera pour plus tard, quand le marché ressemblera moins à une montagne russe. En attendant, la trésorerie est au chaud, prête à affronter les tempêtes. Après tout, qui veut être la licorne qui s’enrhume dès la première chute de température ?
Au final, dans ce nouveau monde mi-SaaS, mi-IA, Databricks prouve que l’avenir appartient à ceux qui savent changer d’interface sans perdre la face. Et si une interface IA doit remplacer tout le SaaS… autant que ce soit avec Genie : au moins, ce sera magique !
Source : Techcrunch




