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Credits image : Gnim Zabdiel Mignake / Unsplash

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Les réseaux sans filet : quand la parentalité rame dans le MYST

« Mettre une limite sur Instagram, c’est comme planquer les cookies au fond du placard : étonnamment inefficace. »

Dans le grand feuilleton des réseaux sociaux et des parents désespérés qui serrent la vis, un nouveau rebondissement digne d’un épisode de Black Mirror s’est produit à Los Angeles. Une étude interne de Meta – le fameux “Project MYST” (non, ce n’est pas une nouvelle série Netflix, dommage) — a révélé que les contrôles parentaux sur les réseaux sociaux, genre : « Tu n’auras TikTok qu’après avoir rangé ta chambre ! », n’ont pas vraiment d’effet sur l’utilisation compulsive des jeunes. Spoiler : ce n’est pas toujours la faute des parents… mais alors, de qui ?

Bienvenue dans le procès où Kaley, alias “KGM”, et sa mère accusent Meta, YouTube, TikTok et Snap d’avoir transformé les scrolls interminables en produit de grande dépendance. Entre anxiété, troubles alimentaires et autres joyeusetés, le débat s’invite désormais dans les tribunaux. Pas de jaloux : TikTok et Snap ont préféré régler leurs affaires hors caméra, en mode “aucune reconnaissance de culpabilité”.

Au cœur de l’affaire : cette fameuse étude menée en collaboration avec l’Université de Chicago. Elle révèle que les règles parentales, aussi strictes ou branchées soient-elles (“pas de téléphone à table !”, “30 minutes, pas plus !”), ne changeraient quasiment rien au fait que les ados deviennent accro ou non aux réseaux. L’étude, basée sur 1 000 duos parent-enfant, note même une parfaite entente sur ce point : ni les parents ni les ados ne pensent que le contrôle change quoi que ce soit. Si c’est pas la paix des ménages, ça…

La modération parentale serait-elle moins efficace qu’une story vue à 2h du mat’ ?

Mais plot twist : le vrai coupable semble être… la vie elle-même ! Les ados confrontés à des difficultés (parents absents, harcèlement scolaire, ambiance “Bienvenue chez les Cassos”) sont plus à risque d’une utilisation non maîtrisée des réseaux sociaux. Face à ça, Adam Mosseri, le boss d’Instagram qui “ne se souvient pas super bien” du Project MYST (voyons, Adam !), explique que beaucoup utilisent Instagram pour fuir une réalité pas très Instagrammable… et préfère parler de “problématique d’usage” plutôt que “d’addiction”. C’est tout de suite plus politiquement correct, il faut avouer.

De leur côté, les avocats de Meta jouent la défense à la Zidane : ce n’est pas la faute au produit, mais plutôt aux circonstances plus larges de la vie. “Difficile d’accuser l’algorithme quand on vit soi-même des épisodes dramatiques”, argumentent-ils, en pointant les expériences douloureuses de Kaley (divorce, père abusif, harcèlement). Oui, mais alors, si les outils de contrôle n’aident personne, pourquoi les construire ? Mystère et boule d’algorithme.

Pour l’instant, le jury doit décider si la responsabilité doit reposer sur les épaules des parents, des plateformes, ou sur un troisième larron : la société elle-même, accro à la dopamine digitale et pro des notifications. Meta, de son côté, temporise en déclarant que même si l’étude n’a rien démontré de concluant, “les parents veulent des outils, alors on en fait”. Comme les slips de rechange au collège : on ne sait jamais, ça sert… peut-être.

En attendant le verdict, une chose est sûre : on pourra rappeler à nos parents, la prochaine fois qu’ils nous reprochent nos heures de swipe nocturne, que même la science l’a dit… c’est (un peu) plus compliqué que ça ! Après tout, qui aurait cru qu’en matière de réseaux, la clé c’est de trouver… la bonne (dè-)connexion ?

Source : Techcrunch

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