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Credits image : Jakub Żerdzicki / Unsplash

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Transformez-vous, le courant passe mieux !

« On ne résout pas un problème avec les méthodes qui l’ont engendré. » disait Einstein, probablement après avoir tenté d’allumer son grille-pain avec une dynamo du XIXe siècle (bon, j’exagère à peine). Aujourd’hui dans le monde impitoyable – mais pourtant très chaud – des centres de données, on fait tourner des serveurs dignes d’un film de science-fiction… tout en branchant leur alimentation sur une technologie de grand-papa. À croire qu’on a plus changé de câble HDMI que de transformateur ces cent dernières années !

Entrez : le transformateur à semi-conducteurs, nouveau héros (digital, bien sûr) qui promet de résoudre deux gros casse-têtes des data centers : la taille géante des vieilles machines et la gestion d’une chaleur telle qu’on s’attend à voir débarquer un marchand de glaces. Avec, en prime, une flexibilité de gestion électrique qui rendrait jaloux même un maître yogi.

Dans cette nouvelle vague, une startup nommée DG Matrix fait parler d’elle en levant 60 millions de dollars lors de son tout premier tour de table. Une fête où étaient conviés des noms qui pèsent lourd, comme ABB, Cerberus Ventures ou encore Chevron Technology Ventures. Leur arme secrète ? Un boîtier appelé Interport, capable de router de l’électricité comme un champion de Mario Kart, associant diverses sources (solaire, batterie, etc.) pour alimenter jusqu’à 12 racks dévoreurs de puissance. Bref, la promesse de nourrir les insatiables data centers – même ceux d’Exowatt qui veulent mixer soleil et stockage pour des serveurs toujours sous tension.

En réinventant le transformateur, DG Matrix espère électriser la gestion de nos données… sans les surchauffer.

Mais l’astuce géniale de l’Interport, c’est surtout sa capacité à zapper tous ces appareils encombrants comme les fameux UPS (alimentations de secours) et autres machins qui prennent plus de place que le frigo de ma grand-mère. Selon Haroon Inam (CEO et cofondateur de DG Matrix), on peut remplacer deux énormes modules bourrés d’électronique par une “petite” boîte de 1m20 sur 1m20. Et on libère ainsi de la place — pour quoi, on ne sait pas encore, mais au moins l’air circule.

Côté efficacité, c’est presque un conte de fées : d’habitude, toute cette chaîne de conversion électrique tourne à 82/90% d’efficacité (et 100% de migraines en cas de panne…). L’Interport, lui, grimpe entre 95 et 98%. Cerise sur le transformateur : avec moins de composants, on promet aussi moins de pannes, et ça, c’est la data qui dit merci.

DG Matrix va tout juste livrer ses premiers clients (ils arrivent en juin, sortez les tapis rouges !), et rêve déjà plus loin que la Silicon Valley. Prochaine étape ? Alimenter les bornes de recharge pour flottes de véhicules électriques, puis organiser la distribution d’électricité dans des villages isolés. Vous cherchez à électrifier un bled sans tirer 100 millions de dollars de lignes à haute tension ? Interport est peut-être votre sauveur, prêt à orchestrer une symphonie solaire, éolienne et batterie, le tout sans jamais décrocher du réseau.

Alors, the moral of the story ? Derrière chaque serveur qui turbine pour l’intelligence artificielle, il se cache souvent un vieux transfo en surchauffe. Il serait peut-être temps de rendre nos câbles aussi smart que nos applis – sinon, à force de surchauffer, les centres de données pourraient bien finir par griller leurs circuits… et leur café !

Source : Techcrunch

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