« Un atome, c’est incroyable tout ce qu’on peut faire avec… sauf une blague vraiment nucléaire ! » Voilà ce qu’a dû se dire Bill Gates lorsqu’il a décidé de fonder TerraPower, cet OVNI de la tech qui veut dépoussiérer le nucléaire et faire oublier le bon vieux charbon du Wyoming.
La Nuclear Regulatory Commission (oui, eux non plus n’ont pas peur de l’anglais) vient de donner son feu vert pour la construction d’un réacteur d’un nouveau genre, baptisé Natrium, dans l’ombre d’une centrale à charbon bientôt plus utile comme musée qu’usine à gigawatts. Signalons tout de suite le scoop : c’est la première autorisation de ce type en dix ans — autant dire une éternité à l’échelle start-up, mais une broutille pour un atome !
Natrium, fruit de l’imagination de TerraPower — fédérée non seulement par Bill Gates mais aussi par Nvidia, à croire que le nucléaire, c’est LE futur du gaming — bouscule sérieusement les codes. Sa particularité ? Il ne boit pas d’eau, monsieur, il préfère le sodium fondu (c’est plus tendance). Le tout pour produire 345 mégawatts : loin du size-XXL des grands réacteurs, mais plus costaud que la plupart des mini-nucléaires qui font actuellement rêver les promoteurs et les investisseurs en calcul intensif.
Avec TerraPower, la fusion de l’ancien et du nouveau n’est plus un mythe… c’est bientôt une centrale !
Mais au-delà du naming qui sent bon la start-up, le réacteur réserve une autre surprise : il stocke la chaleur générée via un généreux bain de sodium bien chaud, prêt à garder l’énergie pour la relâcher quand le vent est retombé ou que les panneaux solaires font grise mine. C’est un peu comme si votre four pouvait faire dinette pour tout le quartier au moindre pépin météo.
L’autre tour de force, c’est d’avoir suivi tout le cursus réglementaire américain, à l’ancienne. Ici, on construit sur terrain privé, en mode old school, alors même que le Département de l’Énergie a assoupli ses règles (mais uniquement sur ses propres terres). Bref, TerraPower a joué la carte de la légalité façon grande école et non en mode « hackathon du dimanche ».
Si TerraPower brille autant, c’est aussi parce que la pression monte côté big tech et centres de données affamés en électricité. L’administration Trump (toujours prête à électriser le débat) veut relancer le nucléaire, et les investisseurs plébiscitent la tendance : plus d’un milliard de dollars ont été injectés récemment, dont 1,7 milliard pour la pépite de Gates — de quoi voir grand… et stable !
Mais ne rangeons pas nos chaussons tout de suite : le nucléaire reste cher, parfois aussi imprévisible qu’un bug logiciel. Les startups rêvent de réduire la facture grâce à la production en série, mais il faudra patienter au moins une décennie pour savoir si la promesse passera de la théorie à la pratique. Le temps que le sodium refroidisse, on aura peut-être inventé une autre énergie… ou une meilleure blague nucléaire !
En attendant, entre atomes, sodium fondu et investissements massifs, le secteur énergétique prouve que « fission » n’est pas synonyme de division : parfois, tout le monde veut une part du gâteau nucléaire. Alors, prêt à passer du charbon à la lumière… des étoiles ?
Source : Techcrunch




