« Hollywood, c’est comme une série Netflix : chaque saison, quelqu’un rachète le studio. » Voilà qui paraît tout droit sorti d’une télénovela… mais c’est bien la réalité qui secoue la planète du divertissement avec le possible rachat frappant de Warner Bros. par Netflix, à la modique somme de 82,6 milliards de dollars. Empire du streaming aspire vieil Hollywood, et tout le monde panique : execs, analystes et même les sièges rouges des cinémas traditionnels.
Dans le dernier épisode du podcast Equity, la joyeuse équipe s’est penchée sur l’impact de ce mariage à la sauce Wall Street. Nostalgique, Kirsten se souvient de l’époque où Netflix livrait des DVD par la Poste – avant de croquer tout cru le studio qui a élevé « Casablanca » et Batman. Anthony, lui, voit dans cette annonce le couronnement symbolique d’un outsider devenu… l’ogre des plateaux de tournage.
Mais rien n’est joué, Paramount attise la bagarre avec une offre hostile : Warner va-t-il finir dans le panier Netflix, ou choisir un autre prétendant ? Et surtout, régulateurs et anti-fusions scrutent l’affaire comme un script à rebondissements multiples. À croire qu’Hollywood n’a plus besoin de scénaristes, juste d’avocats d’affaires !
Même si Netflix croque Warner Bros., c’est tout Hollywood qui aura un goût de déjà-vu.
Les inquiétudes fusent. D’abord, est-ce la der des ders pour la consolidation du secteur ou juste l’épisode pilote d’une série sans fin ? Après tout, Warner Bros. avait déjà fusionné avec Discovery, et maintenant, bim, rebelote ! Certains y voient le triomphe de Netflix, jadis en galère pour ne pas sombrer face aux Goliaths, aujourd’hui acheteur en série.
Mais qui dit acquisition monstre, dit indigestion potentielle. Netflix saura-t-il digérer non seulement le catalogue gargantuesque de Warner, mais aussi ses usines à blockbusters, ses parcs d’attractions et ses équipes syndiquées ? Les analystes eux-mêmes sont dubitatifs, friands de chiffres, mais pas à ce point fusionnés.
Pour les fans de cinéma (pas ceux qui zappent Netflix entre la raclette et la sieste), c’est le drame : la fin du septième art, à force de bottes secrètes financières ? Les syndicats tremblent à l’idée de voir la diversité fondre sous le poids du streaming roi. Paramount titille, les salles grincent, l’indépendance de Warner Bros. semble déjà condamnée à disparaître dans les limbes du rachat.
Alors, jackpot pour Netflix ou game over pour la créativité ? Difficile de trancher. Mais entre guerre des plateformes et opéra des actionnaires, une chose est sûre : Hollywood nous sert du grand spectacle… et cette fois, ce n’est pas du cinéma.
En somme, ce n’est pas l’histoire d’un « Netflix and chill », mais plutôt d’un « Netflix and chew ! »
Source : Techcrunch




