« L’argent ne fait pas le bonheur, mais il rend la retraite beaucoup plus douce… surtout quand on travaille dans l’IA à San Francisco ! »
Bienvenue dans la Silicon Valley post-ChatGPT, où, selon certains, le seul code qui vaille désormais c’est le code PIN de son compte en banque. Le partenaire de Menlo Ventures, Deedy Das, a récemment allumé la mèche sur X (ex-Twitter) en décrivant San Francisco comme un bocal d’agitation fébrile et de fortunes aussi mal réparties que des partages de screenshots pris à la va-vite.
Das, dans un calcul improvisé digne d’une startup qui veut impressionner ses investisseurs, estime qu’une élite ~10 000 personnes — surtout des chanceux de chez OpenAI, Anthropic, Nvidia (et leurs fondateurs), ont déjà décroché le pactole de la retraite dorée, avec des comptes bien remplis au-delà de 20 millions de dollars. Pendant ce temps, le reste des troupes tech se demande s’ils ne vont pas passer leur vie sous la barre des 500 000 $ annuels (pauvres chéris), en regardant passer le train de l’enrichissement pendant qu’eux cherchent encore la gare.
Entre licenciements massifs, réinventions professionnelles forcées et une ambiance morose où même les snobs du code ne savent plus s’ils doivent apprendre à coder en Python ou en partie de poker, l’ambiance à SF est électrique… et pas qu’à cause des Tesla. Les ingénieurs auraient l’impression que leur super-pouvoir d’hier est devenu leur cape d’invisibilité d’aujourd’hui. Il y a comme une crise existentielle dans l’air, où l’on se demande si l’IA est une bénédiction… ou une malédiction déguisée en stock options.
En 2024, l’IA est le ticket de loterie et le requin sous la barque en même temps !
Évidemment, tout le monde ne verse pas une larme. Deva Hazarika, entrepreneur lucide (ou moqueur), fait remarquer sur X que ces « malheureux » pourraient tout simplement choisir d’être heureux, vu la pluie de privilèges sous laquelle ils vivent. D’autres, un peu plus cyniques, pointent du doigt la particularité de ce cycle tech : la même technologie qui, hier, te promettait un avenir doré te dévore aujourd’hui tout espoir de repli tranquille si tu n’es pas dans l’hyper-cercle des winners. La roue de la fortune, version IA, tourne décidément très vite… mais plutôt dans un sens unique !
Face à cette mélancolie de millionnaires, on se demande si l’IA va finir par générer une nouvelle philosophie du bonheur ou simplement davantage de threads X où chacun compare ses stocks d’options. Une chose est sûre : dans la vallée, à défaut d’avoir tous gagné à la loterie, beaucoup cherchent encore la bonne combinaison pour rester pertinents — et peut-être un peu heureux aussi.
En tout cas, la prochaine fois que quelqu’un vous dira que l’IA va « tous nous remplacer », rappelez-lui simplement que dans la tech, comme à la loterie, l’essentiel c’est… la grille gagnante !
Source : Techcrunch




