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Credits image : Clay Banks / Unsplash

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Centres de données, cœur de panne

« Un data center, c’est comme la belle-famille : tu ne penses jamais à eux, jusqu’au jour où ils débarquent chez toi ! »

Autrefois logés dans l’ombre des serveurs, les data centers américains se la coulaient douce, bien à l’abri des radars. Aujourd’hui, plus question de discrétion : désormais, leur nom est sur toutes les bouches, et parfois sur toutes les banderoles. Il faut dire que l’arrivée massive de ces usines numériques dans le paysage local ne passe pas inaperçue : entre la foule d’activistes qui s’organisent (142 groupes répartis dans 24 États : le serveur se rebiffe !) et les débats enflammés sur l’environnement, la santé ou la flambée des factures d’électricité, les fermes de serveurs sont devenues l’enfant pas si caché de la tech américaine.

L’affaire ne traîne pas : depuis un an, le front anti-data center ne cesse de s’élargir. Les défenseurs du climat, les amateurs de calme et même les fans de factures allégées se liguent contre le raz-de-marée informatique imposé par l’IA. Avec un bond de 331 % des dépenses de construction de data centers depuis 2021 (centaines de milliards au compteur, rien que ça !), autant dire que la contestation est montée en flèche aussi. Mais pas de panique ! D’après certains experts, les propositions pleuvent tellement qu’il sera impossible d’en sortir tous ces projets de terre.

Évidemment, face à cette ruée, les géants du numérique jouent à qui aura la plus grosse… ferme de serveurs. Google, Meta, Microsoft et Amazon dégainent leurs milliards, tandis que le gouvernement s’invite avec son Stargate Project et ses rêves de « réindustrialisation américaine » boostée à l’intelligence artificielle.

Quand les bits font du bruit, même les voisins sortent les pancartes.

Mais voilà, des protestations jusqu’aux portes du Capitole du Michigan et des plaintes en Californie, le citoyen lambda n’en peut plus de voir s’installer des « monstres numériques » au fond de son jardin. D’autant plus que, pour certains, la pilule devient vraiment amère : factures d’électricité qui explosent, subventions publiques généreusement offertes pendant que les besoins locaux restent insatisfaits, et impression que les « bénéfices » promis par la tech servent surtout… les géants de la tech.

Les politiciens sentent d’ailleurs le vent tourner. Cette année, les élections de mi-mandat pourraient bien se jouer sur le montant du ticket… de caisse d’électricité, avec les serveurs sur le banc des accusés. Les protestations, elles, semblent porter leurs fruits : de nombreux projets ont déjà été retardés ou annulés, pour une valeur estimée à 64 milliards de dollars. Chez les activistes, on sent une lueur d’espoir — voire une petite victoire sur l’appétit glouton des géants numériques.

Mais, attention, le match n’est pas fini ! Big Tech sort l’artillerie lourde : lobbying, campagnes de pub façon « le data center, c’est bon pour l’emploi local » et ateliers « découverte du serveur » pour les élus (en espérant qu’ils ressortent convaincus, et pas avec un torticolis). Ironie du sort, ces centres de données, jadis invisibles, deviennent le nouveau soap opéra politique du pays… et ce n’est sûrement que le début d’une longue série.

Allez, un dernier pixel pour la route : dans ce débat explosif, gageons que chacun finira par trouver son serveur à son pied !

Source : Techcrunch

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