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ARR-naque en série : quand les startups d’IA gonflent la vérité

« Les chiffres, c’est comme le ketchup sur les frites : parfois, il y en a beaucoup plus qu’il n’y paraît ! »

Dans la jungle luxuriante des startups d’IA, la croissance ne se mesure plus seulement à coup de lignes de code, mais aussi (et surtout ?) en millions de dollars annoncés. Scott Stevenson, le boss à la baguette magique de la startup légale Spellbook, a récemment secoué la planète Tech avec une révélation fracassante : beaucoup de ses concurrents, ou du moins, leurs feuilles Excel, auraient tendance à prendre quelques libertés créatives avec leur « chiffre d’affaires récurrent annuel », alias ARR. Et, spoiler : derrière certains chiffres mirobolants, il y a surtout pas mal de poudre… aux investisseurs !

Sur X (l’art de la punchline brève), Stevenson dénonce un « énorme scam », pointant du doigt des métriques trafiquées pour attirer le regard bienveillant des fonds d’investissement — et, soyons honnêtes, des journalistes à la recherche de belles histoires ! Il pointe surtout du doigt une confusion bien commode : beaucoup d’entreprises présentent leur chiffre d’affaires « engagé » (CARR, pour « Committed ARR ») comme s’il avait déjà été encaissé. En gros, c’est comme si sur Tinder, tout le monde publiait sa photo de 2008 : techniquement, c’est toujours vous… mais on n’est pas obligés d’y croire.

Dans le monde merveilleux des startups IA, parfois, la réalité du chiffre d’affaires est plus floue que celle d’une conférence Zoom avec mauvaise connexion.

La différence ? L’ARR, à la base, c’est l’argent qui rentre (et qui devrait continuer de rentrer), alors que le CARR c’est un peu tout ce qu’on espère voir venir après avoir signé des contrats — clients toujours en cours de déploiement inclus (ou pas, ou jamais). Malins, certains annoncent donc, sans sourciller, des dizaines de millions déjà « conquis », alors qu’en coulisses, le tiroir-caisse reste désespérément silencieux. Le problème : une ère d’IA qui carbure à la surenchère, où « 1 à 9 à 27 » ne fait plus rêver personne ; il faut des croissances à trois zéros pour lever une vague de FOMO (et des fonds).

Le tout est rendu possible parce que la définition même de l’ARR, autrefois sacrée, devient aussi malléable qu’un bot conversationnel bien entraîné. Certains vont même jusqu’à inclure des périodes de pilote gratuit, ou à extrapoler le chiffre du mois dernier sur douze mois, histoire de « stimuler » les perspectives. Résultat : des écarts parfois vertigineux entre le discours officiel (« $100 millions, easy ») et la réalité observable (« disons… un peu moins ? »). Les financiers ne sont pas toujours dupes… mais quand ça brille, qui a envie d’apporter la pluie sur la fête ?

Pourquoi ce jeu du chat et de la souris ? Parce que, dans la compétition pour les plus gros financements, il faut paraître invincible. Un startup « championne » en chiffre attire les talents, les clients, et d’autres investisseurs qui rêvent de surfer la vague IA — quitte à fermer les yeux sur quelques subtilités de calcul. Qui a besoin de revers de fortune, quand on peut jouer à Qui Veut Gagner des Millions (Virtuels) ?

Mais tous ne sont pas prêts à embarquer dans l’aventure du gonflage de chiffres. Certains fondateurs préfèrent privilégier la transparence. L’expérience post-crash de 2022 a laissé des traces : il ne suffit pas de faire sauter la banque sur le papier, il faudra un jour répondre de ses promesses face aux marchés publics ou à des investisseurs un peu tatillons. Les menteurs risquent surtout de s’en mordre les doigts… et les zéros. Vous l’aurez compris : avec les métriques dans l’IA, comme au supermarché, méfiance devant les paquets familiaux, ils sont parfois plus gonflés qu’on ne croit !

Alors, pour ceux qui n’aiment pas arrondir les angles avec l’ARR, méfiez-vous : un chiffre peut cacher un autre… Et si tout cela vous donne le tournis, rassurez-vous : rien ne vaut une bonne dose de transparence pour éviter de finir en procès-verbal !

Source : Techcrunch

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