« L’espace, la dernière frontière… Ou plutôt, la première étape vers le statut de trillionnaire ! » Voilà ce qu’aurait pu dire Elon Musk à la télévision, sourire en coin, après un décollage réussi de SpaceX. Mais la réalité dépasse la fiction : ce vendredi, grâce à la folle envolée boursière de SpaceX, l’homme le plus populaire (ou pas, c’est selon) de la Silicon Valley vient officiellement de décrocher la première place au club très fermé des trillionnaires. Oui, vous avez bien lu. Trillionnaire. Des chiffres qui donneraient le vertige à n’importe quel jeu de l’oie…
Imaginez : juste avant l’introduction en bourse de SpaceX, Elon Musk possédait déjà pour 860 milliards de dollars d’actions de sa société de fusées. Quand on additionne à ça sa part dans Tesla (dont les actionnaires lui ont promis l’équivalent d’un rêve très, très éveillé en stock-options), et le boom du titre SpaceX lors de la première journée, sa fortune sur le papier explose – ou plutôt, décolle – au-delà du mythique trillion. De quoi se payer quelques bases lunaires façon Airbnb pour milliardaires.
Mais tout ce qui gravite autour de Musk ne relève pas que du conte de fées. Alors qu’il atteint ce sommet d’opulence inégalé, Elon se retrouve aussi à un pic de controverses et de… désamour. Entre deux tweets, le voilà qui injecte quelques centaines de millions de dollars dans la campagne de Donald Trump, puis se retrouve, version “boss final”, à la tête d’un obscur Département de l’Efficacité Gouvernementale. Bilan : beaucoup de contrats annulés à la va-vite, moins d’économies que d’annonces fracassantes et surtout… beaucoup de tensions sur la scène politique américaine.
Quand la fusée Musk s’envole, il y a toujours autant de paillettes… que de polémiques.
Et ce n’est pas tout ! Sous la houlette de Musk, des pans entiers d’administration sont découpés sans anesthésie. USAID, l’organisme d’aide internationale, a été mis au tapis – une décision qui a, selon la Harvard T.H. Chan School of Public Health, déjà coûté la vie à des centaines de milliers de personnes. Autant dire que l’homme qui voulait sauver l’humanité en l’envoyant sur Mars soulève aussi beaucoup de critiques… bien terrestres.
La fusée Musk n’a pourtant pas fini de flamber. Son package salarial chez Tesla pourrait, à lui seul, rajouter un autre trillion à son patrimoine… à condition de continuer à faire croître la valeur du constructeur et d’atteindre certains objectifs un brin ambitieux. Et s’il ne peut pas tout vendre directement (en particulier ce milliard d’actions SpaceX, qui restera sous clé sauf si Mars devient soudainement très hype), il peut quand même emprunter contre ses actions. Résultat : accès quasi-illimité à des milliards, et ce, sans passer par la case impôt. Ingénieux… tant que les fusées ne retombent pas !
Enfin, même si SpaceX a ouvert ses portes à la Bourse, Musk reste le maître à bord. Il détient plus de 80% du pouvoir de vote, choisit les membres du conseil d’administration comme s’il s’agissait d’une liste d’invités VIP, et a verrouillé la gouvernance pour éviter que de “simples” actionnaires ne viennent gripper la belle mécanique. Bref, pour ceux qui croyaient que “public” voulait dire “plus démocratique”, il faudra repasser…
À l’heure qu’il est, la fortune de Musk file plus vite qu’un Starship en orbite. Mais qu’il s’agisse de sauver l’humanité, de bousculer la politique ou de faire vibrer la bourse, une chose est sûre : avec Elon, on n’est jamais au bout de nos surprises. Un tel parcours, ça force l’admiration… ou le vertige. Décidément, Musk monte… et son pécule ne fait que décoller. SpaceXperience, pécuniairement parlant, il a vraiment atterri sur une autre planète !
Source : Techcrunch




