« Si HAL 9000 joue dans un film, qui récolte l’Oscar ? HAL ou ses programmeurs ? » Voilà une question qui va hanter Hollywood, désormais que l’Académie des Oscars met le pied dans la porte futuriste de l’intelligence artificielle ! L’organisme qui distribue les tant convoités trophées dorés vient de publier de nouvelles règles dignes d’une scène coupée de “Black Mirror”. Spoiler alert : pour prétendre à la statuette, il faut toujours être en chair, en os, et avec un vrai CV, pas un code source.
La règle est simple mais appuyée : seuls les humains ayant vraiment participé – et, cela va sans dire, donné leur consentement – pourront se voir nominés. Exit donc les performances virtuelles ou les avatars IA qui gênent les réalisateurs traditionnels autant qu’un écran bleu géant. Les scénarios, eux aussi, doivent sortir d’un cerveau (entier) et non d’une puce graphique surchauffée.
Mais attention, l’Académie ne s’arrête pas à une simple déclaration d’amour à l’humanité. Les studios devront désormais, à la demande de l’Académie, lever le voile sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans leurs œuvres. Un vrai contrôle technique, mais pour le 7e art ! Question bonus pour les producteurs : « Votre film est-il 100% organique ? »
Le futur du cinéma sera-t-il fait d’hologrammes ou restera-t-il au petit goût de popcorn bien humain ?
Cette mise à jour des règles n’arrive pas par hasard. Le cinéma fait face à une menace… siliconée. Un film en préparation ressuscite (virtuellement) la voix de Val Kilmer grâce à l’IA, tandis que l’actrice 100 % synthétique Tilly Norwood fait parler d’elle, mais pas toujours pour son talent. Sans compter l’arrivée de générateurs vidéo IA qui donnent des cauchemars à certains réalisateurs – les insomniaques du pixel, on vous salue.
Évidemment, la question ne se limite pas aux films. Un roman a récemment été retiré de la vente suite à ses soupçons de tricherie digitale. D’autres concours littéraires et groupes d’auteurs commencent à fermer la porte aux robots écrivains : le message est clair, dans la culture, l’anti-triche s’organise à tous les étages.
Reste à voir si, dans dix ans, on remettra l’Oscar du meilleur espoir à un programme, ou si Steven Spielberg pourra dormir sans craindre d’être remplacé par une IA baptisée “Rédacteur 9000”. En attendant, Hollywood continue de célébrer ses stars… de chair, et met l’algorithme au placard.
Car au fond, l’Académie se méfie : « On ne voudrait pas qu’en 2027, le vainqueur du meilleur acteur soit… une mise à jour logicielle ». Il faut dire, remettre une statuette à une IA ? Ça manque un peu d’émotion, et surtout, ça bug pour les discours de remerciement !
Source : Techcrunch




