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Credits image : Steve A Johnson / Unsplash

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Procurement : Lio tire les ficelles de la chaîne (d’achats) !

« Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? » Si vous avez déjà essayé de commander une ramette de papier dans un grand groupe, vous connaissez ce doux refrain des services achats. Chez Lio, on a décidé d’en finir avec cette poésie bureaucratique pour la remplacer par une symphonie d’IA. Vladimir Keil, CEO de Lio, n’en pouvait tout simplement plus de ces process interminables – que ce soit comme employé ou comme entrepreneur. À force de batailler dans l’arène glaciale des achats d’entreprise, il lui fallait un nouveau gladiateur. Spoiler : il sera digital !

Keil, avec ses acolytes Lukas Heinzmann et Till Wagner, a mis au point une armée d’agents IA – non, pas du genre qui portent des costumes sombres et des oreillettes, mais plutôt ceux qui manipulent des pipelines de données et négocient en pyjama – pour automatiser la chaîne d’achat de A à Z. Fini la farandole de logiciels ERP, la valse des emails et la paperasserie façon tour de Pise : la plateforme Lio attaque le mammouth administratif à la source, en automatisant ce qui pouvait l’être. Résultat ? Un processus autrefois morcelé façon puzzle devient aussi fluide qu’un épisode de Kaamelott.

Récemment, Lio a fait parler d’elle avec une levée de fonds de 30 millions de dollars auprès de l’élite du capital-risque (Andreessen Horowitz, SV Angels, et autres pointures). De quoi muscler son IA et partir à la conquête des États-Unis, armée non pas de post-its, mais d’algorithmes affûtés. Objectif : faire passer le passage d’une commande de « traitement homéopathique » à « injection de stéroïdes numériques ».

Automatiser l’achat, ce n’est plus un rêve, c’est (presque) un bouton « Commander » qui fait tout… et qui ne réclame même pas de café.

Derrière la révolution, un constat mi-amusé, mi-désespéré : malgré la digitalisation, le gros du travail se fait encore à la main, ou via de coûteux prestataires. L’idée de Lio : si 90% du boulot, c’est du contrôle, du copier-coller et du respect de checklist, pourquoi ne pas confier la tambouille à des IA autonomes ? En 2023, le trio lançait donc ce qui ressemble à la première « équipe d’achats virtuelle » du marché. Les agents Lio fouillent, lisent, comparent, discutent et concluent – plus besoin d’excuse du genre « j’attends la validation de Gérard ».

Et ces nouveaux collègues virtuels n’ont pas chômé : déjà, une industrie mondiale a pu automatiser 75% de ses achats autrefois externalisés, et ce, en six mois — record du monde d’efficacité, sans même transpirer. L’intérêt va bien au-delà du gadget geek : libérées de la corvée, les équipes humaines peuvent enfin se concentrer sur ce qui compte, comme négocier les prix ou boire du vrai café (pas celui de la machine !).

Face à ces « agents du changement », les vieux logiciels (SAP, Oracle), prestataires BPO et cabinets de conseil font grise mine : la concurrence s’annonce piquante. L’objectif de Lio ? Transformer les achats, d’une arrière-boutique administrative en arme stratégique de performance. Bref, sortir de l’ombre pour passer au spot… d’IA.

Rien n’est jamais aussi simple qu’il n’y paraît – même un achat de stylos. Mais avec Lio, c’est peut-être la première fois qu’on fait rimer « process achat » et « zen attitude »… On n’a jamais vu un logiciel négocier des vacances, non ? Et si demain, les réunions d’achats sont plus courtes que le temps de cuire des pâtes, soyons honnêtes : ce sera vraiment la cerise sur le “procurement” !

Source : Techcrunch

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