« J’ai un ordinateur pour gagner du temps, mais c’est bizarre, j’ai l’impression d’avoir plus de choses à faire. » Disait un humoriste… Il n’avait juste pas encore rencontré Prentis, le Robin des Bois de la paperasserie numérique. Nouvelle venue sur la scène de l’IA, la startup Prentis prépare rien de moins qu’une révolution 3.0 : des modèles intelligents qui se chargeront de toutes nos tâches de bureau… pendant que nous, on médite/sieste/prend un café (rayez les mentions inutiles).
Lancée en avril par un trio de superstars — Ritankar Das le prodige, Reid Hoffman le LinkedIn guy, et Mark Pincus le grand manitou de Zynga — Prentis espère lever 100 millions de dollars, rien que ça. Leur ambition ? Automatiser la gestion des dossiers, formulaires, et autres petits bonheurs du quotidien professionnel grâce à des « IA agents » capables de dompter les arcanes de Windows et de cliquer plus vite que leur ombre… Ou plus vite que votre collègue, ce qui n’est déjà pas mal.
Et ça ne rigole pas! Ils affichent déjà 50 millions de dollars de contrats avec de grands noms de la santé, de l’industrie textile, et des fabricants de biens. Si tout va bien, Prentis vise la barre des 75 millions de chiffre d’affaires annualisé d’ici septembre. Mais attention : dans la jungle du PowerPoint et de l’Excel, rien n’est jamais garanti — car tout dépendra de l’efficacité réelle de leurs IA, mesurée par les économies générées chez leurs clients. Eh oui, les robots doivent travailler pour leur pourboire !
Dans la bataille des assistants virtuels, il ne suffit pas d’avoir la plus grosse (IA), il faut aussi qu’elle bosse vraiment.
Côté technique, Prentis assure que son modèle Hive-32B pulvérise la concurrence — OpenAI, Anthropic et consorts — sur des benchmarks bien précis: WindowsAgentArena et ScreenSpot-v2 (en vrai, c’est un peu l’Olympiade du geek). Le twist ? Leur machine serait dix fois moins chère à faire tourner, réduisant ainsi le coût de chaque clic automatisé. À ce stade, impossible de vérifier de l’extérieur leurs exploits mais, si ça s’avère juste, c’est tout l’enjeu : qui parviendra à remplacer le stagiaire en moins cher ?
Évidemment, Prentis n’est pas tout seul sur la piste de danse : OpenAI, Anthropic, Thinking Machines Lab et d’autres jouent tous la carte des IA agents pour faire bosser les ordinateurs à notre place. La concurrence est féroce… Et le secteur voit fleurir rachats, recrutements de rockstars de l’IA (prenez Vercept, racheté par Anthropic) et pitchs grands spectacles pour attirer investisseurs et talents.
Côté story, tout est déjà digne d’un film: Ritankar Das, le fondateur hyperactif (berkeleyen diplômé à 18 ans, passé par Oxford, puis Cambridge qu’il a quitté pour fonder Titan, sorte de Berkshire Hathaway de l’IA), multiplie les réussites et acquisitions dans la santé et la biotech. À ses côtés, Hoffman et Pincus gèrent d’autres aventures (mémoirs, fonds d’investissements, startups pharma…), Prentis étant presque un hobby de magnats désœuvrés.
Dans l’ombre, Prentis attire la fine fleur des chercheurs du secteur, venus de DeepMind, OpenAI, Meta et consorts. Bref, tout le monde se prépare à l’assaut du marché mondial… Celui qui transformera notre cauchemar informatique en promenade de santé. Ou presque.
En résumé : derrière chaque startup qui nous vend la fin de l’ennui au bureau, il y a une armée de neurones artificiels, des pitchs bien huilés, et un suspense forcément croissant. Mais au fond, la promesse de Prentis, c’est peut-être d’offrir enfin au bouton « automatiser » la place qu’il mérite… sur nos claviers !
Source : Techcrunch




