a factory filled with lots of orange machines

Credits image : Simon Kadula / Unsplash

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Robolution : RJ donne un coup de main à l’industrie !

« Les robots ne se rebellent pas, ils rebootent. » Voilà qui pourrait être le slogan de RJ Scaringe, fondateur en série et figure derrière Rivian, l’ultra branchée (jeu de mots volontaire) marque de véhicules électriques. Mais attendez, RJ n’en est pas à son dernier coup de génie, non, sa nouvelle passion, c’est la robotique ! Oui, l’homme qui a réinventé la pick-up électrique veut maintenant donner un coup de main — littéralement — aux usines du futur.

Après Rivian, puis Also (non, ce n’est pas une faute de frappe, c’est bien le nom de sa startup de micromobilité), Scaringe récidive avec Mind Robotics. Ce troisième bébé, récemment renommé d’un très cérébral « Project Synapse », a déjà levé 615 millions de dollars, dont un impressionnant tour de table à 500 millions mené par Accel et Andreessen Horowitz. Mind est née hors des murs de Rivian, mais Scaringe rêve déjà de ses robots boostant la productivité des usines auto du futur… et pas uniquement chez Rivian !

À ceux qui pensaient que Scaringe allait lever le pied sur les startups, mauvaise pioche : il est encore à fond et prêt à réinventer les usines avec, non pas des humanoïdes bodybuildés façon Terminator, mais des robots qui misent tout sur… les mains ! Selon lui, dans l’industrie, pas besoin de robots acrobates, mais plutôt de doigts de fée capables de visser, pincer ou saisir tout ce qui traîne sur la chaîne de montage. C’est la main… mais version 3.0.

Avec Mind Robotics, RJ Scaringe veut que l’usine du futur soit handy — au sens propre comme au figuré.

Mais l’histoire ne s’arrête pas à l’aspect pratique ! Scaringe s’inspire autant de ses enfants que de l’évolution (si, si) pour concevoir ses machines : pourquoi limiter la forme d’un robot à celle d’un humain, alors que chaque tâche industrielle requiert un “grip” spécifique ? Après tout, peu d’ouvriers font des saltos arrière sur la chaîne… et c’est tant mieux ! L’erreur des robots actuels, selon lui, c’est de vouloir tout faire comme les humains, alors que la vraie force, c’est de bien faire une tâche, point barre.

Ce qui est amusant (et un peu ironique), c’est qu’en 2018, personne n’aurait imaginé un pick-up de 1 000 chevaux ressembler à celui de Rivian. De la même façon, les robots de Mind n’auront pas besoin d’intimider qui que ce soit ; ils devront juste être efficaces, sympathiques et surtout ne pas finir avec une étiquette « Kick me ! » dans le dos sur le plancher de l’usine.

Et si vous vous demandez pourquoi tout le monde fantasme sur des robots humanoïdes ultra-musculeux, blâmez la science-fiction ! Le design industriel, poussé par le cinéma, est obsédé par les silhouettes à la Terminator, mais Scaringe, lui, préfère des robots auxquels on peut dire bonjour sans trembler. Bref, le futur est modulaire, futé et aura (peut-être) un peu la tête de vos enfants… ou celle d’un tournevis géant.

Conclusion ? Derrière l’aura techno et les gros chiffres du financement, il y a une simple ambition : révolutionner l’industrie, une main à la fois. Comme dirait un certain robot : « Je serai back… dans un atelier ! » Alors, qui a dit que les grandes idées n’avaient pas besoin de doigts de pied en main ?

Source : Techcrunch

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