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Hack à l’Américaine : Quand le Piratage ne Fait pas la Loi

« Je ne me prendrai plus jamais pour un hacker, même sur Candy Crush. » Voilà la leçon du jour, chers lecteurs, et elle nous vient tout droit du Tennessee — berceau du country et, manifestement, de l’un des pirates informatiques les plus audacieux et maladroits de l’année. Car aujourd’hui, on vous raconte l’histoire de Nicholas Moore, l’homme qui a voulu hacker la Cour Suprême américaine… et a fini par se faire envoyer sur le banc d’essai de la probation.

En effet, ce cher Nicholas n’a pas fait les choses à moitié. Son emploi du temps : pirater le système électronique de dépôt de documents de la Cour Suprême à plusieurs reprises, s’infiltrer aussi dans les réseaux d’AmeriCorps — une agence où l’on préfère généralement les bénévoles bienveillants aux pirates joueurs — et même faire un détour (involontaire, certes) par la case du Département des Anciens Combattants. Un voyage numérique à la Forrest Gump, mais version clavier/souris.

Mais là où notre héros s’est démarqué, c’est surtout dans l’art subtil de la discrétion. Plutôt que de garder le silence radio, il a créé un compte Instagram fort humblement baptisé @ihackedthegovernment, sur lequel il a posté les informations personnelles de ses victimes, se vantant de ses exploits comme on poste une photo de son brunch. C’est ce qu’on appelle s’auto-griller sur la place publique, façon 2.0.

Même les hackers les plus malins oublient parfois qu’Internet n’a pas de bouton « Annuler ».

Arrivé devant le juge, Nicholas risquait un an de prison ferme, ainsi qu’une amende de 100 000 dollars — ce qui fait cher le Like sur Instagram, avouons-le. Toutefois, dans un twist dont seuls les films américains ont le secret, le parquet a recommandé la clémence. Résultat : une année de probation digne d’un épisode de Black Mirror où la morale, c’est « ne faites pas ça chez vous ».

Face au tribunal (et sans doute au regard désapprobateur de sa grand-mère), Moore a confessé : « J’ai fait une erreur. Je suis vraiment désolé. Je respecte les lois et je veux être un bon citoyen. » De quoi faire mouiller l’œil du juge, ou du moins, mettre un bon point à la sensibilisation citoyenne.

Au final, cette affaire nous rappelle que tous les hackers ne sont pas dignes d’un film hollywoodien… et que parfois, la célébrité sur les réseaux, c’est bien, mais la discrétion, c’est mieux. À méditer avant de choisir votre prochain pseudo Instagram.

Pour Moore, le code de la rue, c’est aujourd’hui le « code de la probation ». Et si vous aussi voulez rester du bon côté de la Loi… songez à renforcer vos mots de passe plutôt que vos hashtags.

Source : Techcrunch

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