black vehicle dashboard with speedometer on 100

Credits image : Julian Hochgesang / Unsplash

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Collecte de données : GM passe la seconde (chance)

« Big Brother is watching you. Mais saviez-vous que c’était aussi votre voiture qui regardait tout, jusque dans les moindres dérapages, freinages et arrêts au stop pas tout à fait marqués ? » Voilà qui aurait bien plu à George Orwell, sauf que dans notre histoire de surveillance, la police, ce sont… les assureurs !

Rebondissement chez General Motors (GM) et son service OnStar : la Federal Trade Commission (FTC) vient d’ordonner que le constructeur arrête de partager les données des conducteurs – surtout leur géolocalisation et leur conduite digne de Fast & Furious du samedi soir – avec des agences de crédit ou des assureurs. Si cette décision vous fait lever le sourcil, rassurez-vous : GM a déjà mis le frein à son programme Smart Driver en avril 2024 après, surprise, avoir entendu ses clients dire non merci à l’idée de voir leur bonus-malus dépendre de leur appétit pour les coups de klaxon à minuit.

Mais comment en est-on arrivé là ? Le scandale éclate après une enquête bien ficelée du New York Times, qui révèle que via son programme Smart Driver, GM collectait un max d’informations (vitesse, ceinture bouclée ou non, GPS, nombre de playlists Justin Bieber écoutées… bon, presque !) pour ensuite les refourguer à des data brokers, eux-mêmes très copains avec les compagnies d’assurance. Résultat, certains clients ont vite vu leur prime grimper plus vite que leur compteur sur l’autoroute.

En matière de vie privée automobile, mieux vaut ne jamais prendre un raccourci.

La FTC n’a pas du tout goûté à la sauce et a donc exigé, entre autres, que GM obtienne désormais le consentement explicite des clients avant toute collecte un peu intrusif de données lors de l’achat d’un véhicule. À partir de maintenant, impossible de feinter : il faudra vraiment dire oui ou non, et pas juste cliquer « suivant » comme sur les CGU de votre appli préférée.

Attention, tout n’est pas verrouillé : GM pourra encore partager des infos, mais uniquement en cas d’urgence (bonjour les pompiers !) ou pour des projets de recherche nobles comme aider la ville à améliorer la circulation – ou du moins à éviter que vous vous retrouviez coincés deux heures derrière un tracteur. En bonus, chaque automobiliste pourra demander un accès à ses propres données, demander leur suppression ou désactiver totalement la géolocalisation. Magique, non ?

GM s’est empressé de clarifier qu’il avait commencé, dès 2024, à revoir l’ensemble de ses pratiques. Désormais : une politique de confidentialité revisitée, plus claire, avec accès et suppression des données pour tout le monde. On n’arrête pas le progrès, cette fois dans le bon sens (si vous voyez ce que je veux dire). Cerise sur le capot, la marque nous jure qu’avec la voiture du futur, la confiance restera au volant. Espérons juste qu’on n’oublie pas le frein à main côté vie privée !

La morale de l’histoire ? Même les rois de la route ne sont pas à l’abri d’un contrôle technique sur leurs pratiques. Désormais, pour savoir si vous avez réussi votre virage, comptez sur votre permis, pas sur votre fichier chez l’assureur. Bref, chez GM, on ne partage plus votre vie… Mais on préfère que vous partagiez le covoiturage.

Source : Techcrunch

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