« Les IA vont-elles vraiment nous piquer notre boulot ? Franchement, si c’est pour répondre à mes SMS Tinder, je leur laisse volontiers la place ! » Ah, l’intelligence artificielle au service du commun des mortels… ou presque. Cette semaine, un nouveau rapport a fait le tour de la question : est-ce qu’on a enfin de vraies applis d’IA pour tout le monde, ou bien sommes-nous encore condamnés à jouer avec ChatGPT pendant que les pros s’amusent sur du sur-mesure ?
Olivia Moore, investisseuse chez Andreessen Horowitz (si ce nom vous fait peur, c’est normal, il sent le portefeuille bien garni), a dressé la liste des 100 applis IA grand public qui comptent. Et devinez quoi ? ChatGPT caracole toujours en tête, tel le coureur qui a mangé trop de vitamines, mais des outsiders comme Suno ou ElevenLabs font mieux que survivre. Surtout, ce palmarès révèle une immense terra incognita : l’IA n’a (presque) pas touché à des secteurs aussi basiques que la santé, la finance, ou les applis de rencontre. On attend encore le Cupidon IA, manifestement.
Mais comme tout bon investisseur, Moore voit une opportunité dans le verre à moitié vide. Selon elle, le vrai jackpot viendra quand l’IA saura gagner de l’argent autrement qu’en quémandant des abonnements à 20€ par mois. Car, tenez-vous bien, seulement 2,2 % des foyers américains payent vraiment pour l’IA aujourd’hui. Ce n’est pas la ruée vers l’or, c’est plutôt la quête du centime perdu sur l’App Store.
Le défi n’est pas de rendre l’IA indispensable, mais d’en faire un vrai produit grand public… sans ruiner personne.
Mais alors, est-ce vraiment grave, docteur ? Pas tant que ça, selon Moore, qui aimerait voir revenir l’époque glorieuse où le consommateur était valorisé autrement que comme une carte bleue. Peut-être que des modèles gratuits, avec de la pub à la clé (oh joie !), pourraient démocratiser l’IA, le tout sans épuiser leur budget pizza du mois. Après tout, à la Silicon Valley, on a vite fait d’oublier que tout le monde ne paie pas pour avoir un chatbot qui compose les e-mails d’excuse au patron.
Seul hic : faire tourner une IA coûte encore pas mal de pépettes. Les services doivent donc trouver des solutions : modèles open source, algorithmes plus légers, et même forfaits « low cost » façon ChatGPT Go. Mais pour l’instant, ce sont surtout les power users (coucou les codeurs et marketeux !) qui rentabilisent l’affaire, pas les familles qui veulent juste un assistant pour leur liste de courses.
On découvre aussi que la frontière entre appli « grand public » et « pro » se dissout comme une glace au soleil. Beaucoup de startups, parties pour servir le consommateur lambda (genre l’ado qui veut tricher sur son DM de maths), se retrouvent à pivoter fissa vers l’entreprise, parce que c’est là que l’argent coule à flots. Résultat : la « vraie » IA pour tous n’est sans doute pas encore née.
Quelles applis IA envahiront bientôt notre quotidien ? Est-ce qu’on aura un jour un Tinder powered by AI qui trouvera LE match parfait ? Mystère et anticipation. Une seule certitude : si l’IA veut vraiment devenir populaire, elle devra surtout arrêter de faire payer les chips à l’unité… et apprendre à draguer les marchés vierges.
En attendant, si le futur de l’IA grand public vous semble flou, dites-vous qu’il n’est pas bugué, il est juste… en bêta test !
Source : Techcrunch




