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Credits image : Marques Thomas / Unsplash

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Faut-il croire à l’amélioration des conditions de travail chez Amazon ?

Que s’est-il réellement passé au sein de l’entrepôt Amazon de Troutdale, dans l’Oregon, où un employé a perdu la vie la semaine dernière ? Comment une telle tragédie peut-elle survenir dans l’un des groupes logistiques les plus puissants et surveillés de la planète ?

D’après un rapport de The Western Edge, un média d’investigation indépendant, l’incident aurait pris des proportions choquantes : le salarié serait resté au sol, sans que l’activité ne cesse autour de lui. Les collègues ont-ils été suffisamment informés, encadrés ou soutenus ? Amazon affirme avoir contacté la famille du défunt et déployé un soutien psychologique auprès des équipes, mais ces actions, bien que louables, suffisent-elles à répondre à l’émotion et à l’indignation des témoins de la scène ?

Sur des forums de discussions comme Reddit, des employés du centre PDX9 évoquent des conditions de travail difficiles, notamment une chaleur inhabituelle attribuée à l’installation de rideaux insonorisants ayant réduit la circulation de l’air. Ces témoignages mettent-ils en lumière des négligences ? L’entreprise reste sur sa position : l’OSHA (gestion de la sécurité et santé au travail de l’État de l’Oregon) aurait conclu à une cause non professionnelle. Mais alors, comment expliquer que le bâtiment ait semblé plus frais le lendemain ? L’entreprise aurait-elle réagi trop tard ?

La mort d’un employé dans un entrepôt soulève à nouveau la question brûlante des conditions de travail chez Amazon.

La réputation du centre PDX9 n’est pourtant pas à défendre. Dès 2018, une enquête du site Reveal pointait déjà du doigt un taux de blessures exceptionnel : 26 % des salariés y auraient été victimes d’accidents. Faut-il s’étonner, dès lors, que des rapports récents indiquent encore un taux d’incidents graves deux fois supérieur à la moyenne de l’industrie logistique ? Les diverses enquêtes fédérales en cours aux États-Unis visent explicitement Amazon, accusé de manipulations statistiques et de sous-évaluation systématique des accidents du travail.

Aux accusations récurrentes, Amazon répond par les chiffres : selon la société, leur taux d’incidents aurait diminué de 43 % depuis 2019. Plus de 2,5 milliards de dollars auraient été investis dans la sécurité, rien que ces cinq dernières années, une partie de ces fonds étant consacrée spécialement au rafraîchissement des infrastructures et à la modernisation de l’équipement.

Mais cette baisse des accidents, brandie par Amazon, suffit-elle à rassurer ses employés et le public ? Les chiffres ne révèlent-ils pas une réalité partielle, occultant des conditions de travail que certains jugent toujours délétères ? Les soupçons d’omissions dans le reporting des blessures, ou l’état psychologique des équipes après un drame, restent-ils des angles morts de la stratégie de communication de la multinationale ?

Alors que la justice américaine poursuit ses investigations, la question demeure : Amazon est-elle vraiment prête à changer ou attend-elle que la pression extérieure l’y contraigne ?

Source : Techcrunch

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