« Écrire, c’est dessiner sa pensée. Mais généralement, mon écriture ressemble à un Picasso sous caféine ! » Voilà qui aurait fait sourire mes profs, mais aussi l’équipe de reMarkable, ces Norvégiens obstinés bien décidés à transformer votre gribouillage en chef-d’œuvre numérique digne de la Mona Lisa… ou au moins à rendre vos comptes-rendus de réunion lisibles.
Avec le tout nouveau reMarkable Paper Pure, oubliez les applications qui vous harcèlent, les réseaux sociaux qui vous tentent et les e-mails qui clignotent. Ici, le minimalisme prend le dessus : un écran monochrome, pas une notification à l’horizon, et une promesse solennelle de vous éloigner de la tentation des popcorns d’internet. Ecrire à l’ancienne, version 2024 : voilà une machine qui dit non au multitâche et oui à la mono-passion des idées sur papier… euh, sur écran.
Mais derrière ce côté zen se cache un design repensé — qui, attention, n’est ni une copie carbone ni un copier-coller du célèbre reMarkable 2. Même taille, mais la résolution a chopé la varicelle : adieu format étroit, bonjour espace horizontal XXL pour accueillir toutes vos (més)aventures à la main. Le Paper Pure gratte littéralement le haut du classement côté expérience d’écriture, tout en donnant quelques fessées à son tonton le Paper Pro (version couleur, pour les fans de peinture à numéros).
Le Paper Pure, c’est le carnet Moleskine du XXIe siècle, en un peu plus pixelisé.
Côté fonctionnalités, on sort le grand jeu : synchro du calendrier, conversion de votre supérette manuscrite en fichier partageable d’un doigt (et pas besoin de scanner entre chaque page !), et la possibilité de transférer vos gribouillis aussi vite qu’une nouvelle rumeur sur X (oui, Twitter, désolé Elon). L’accessibilité s’élargit – web app, intégration Drive, Dropbox ou OneDrive, et même certains articles qui débarquent en natif sur l’engin pour que vous puissiez les surligner et les annoter. Un regret ? Les fichiers PDF n’ont pas été invités à la fête… Leurs bords sont hachés comme des carottes dans une salade russe, et la lecture d’ePUB est meilleure chez la voisine, la Kindle.
Bref, c’est la tablette de l’écrivain, du prof pressé, du designer ou du chercheur qui veut garder l’esprit clair et la to-do list brumeuse loin des stories Instagram et des mèmes félins. En prime, on note que la recherche manuscrite s’améliore, mais on rêve encore d’une intégration d’IA pour transformer une calligraphie post-café en prose digne de Proust (un jour, peut-être). L’idée, c’est de tenir la promesse : zéro distraction, la page blanche (ou presque), et l’inspiration en mode avion.
Bien sûr, à 399 boules (avec stylet s’il vous plaît, c’est la moindre des choses), ce minimalisme “premium” a un coût. Pour les vrais fans de la concentration monastique et du brainstorming à la volée dans un café sans wifi, c’est un luxe qui se laisse adopter. La version “bundle” (449€) rajoute même un stylet effaceur et une housse qui ferait rougir un MacBook.
En conclusion, reMarkable a bien saisi son public : ni tablette de shopping, ni liseuse de plage, mais bien une extension de votre cerveau créatif, sans les bruits parasites. Pourvu que vos idées soient plus brillantes que votre écriture… car si le Paper Pure se montre très pur, mon jeu de mots de fin se doit lui aussi d’être limpide : avec reMarkable, vos notes prennent la page — mais pas la fuite !
Source : Techcrunch




