Est-ce que les néobanques révolutionnent le secteur bancaire en Afrique de l’Est ? C’est la question qui se pose suite au lancement de la néobanque Fingo, développée en collaboration avec Ecobank Kenya. Qu’est-ce que cela signifie pour la jeunesse africaine, souvent marginalisée financièrement ?
Fingo a été fondée en janvier 2021 par Kiiru Muhoya et ses co-fondateurs afin de proposer des services financiers adaptés à la jeune population africaine en pleine croissance. Comment cette start-up compte-t-elle relever le défi de l’inclusion financière sur le continent ?
Fingo, une néobanque kenyanne, s’associe à Ecobank pour révolutionner l’inclusion financière en Afrique de l’Est.
Avec un financement de 4 millions de dollars et un partenariat avec Ecobank, Fingo a développé un service qui offre un compte bancaire en moins de 5 minutes, ainsi que des transactions peer-to-peer gratuites et un accès immédiat à des services tels que l’épargne, l’éducation financière et l’analyse des dépenses. Alors que le marché est dominé par les banques traditionnelles et les services de mobile money comme M-Pesa, comment Fingo parviendra-t-il à se démarquer et à convaincre une population jeune et dynamique ?
L’ambition de Fingo et d’Ecobank ne se limite pas au Kenya. Les deux entités prévoient un déploiement panafricain, avec notamment une expansion dans toute l’Afrique de l’Est d’ici la fin de l’année. Cette stratégie permettra-t-elle à cette néobanque de concurrencer d’autres acteurs tels que Finclusion et Koa au niveau régional ?
D’après Diallo Djiba, conseiller senior en fintech du groupe Ecobank, le partenariat avec Fingo est une étape cruciale dans la mission du groupe de fournir aux jeunes Africains les outils financiers essentiels pour réussir. Mais cette initiative seule suffira-t-elle pour démocratiser l’accès à la banque et aux services financiers pour la jeunesse africaine ?
Seul l’avenir nous dira si Fingo parviendra à révolutionner l’inclusion financière en Afrique de l’Est et à atteindre des millions de jeunes à travers le continent. Pour l’instant, la néobanque suscite de l’intérêt avec une liste d’attente de 50 000 clients dès le jour de son lancement. Mais sera-ce suffisant pour déstabiliser les géants du secteur bancaire et du mobile money ?
Source : Techcrunch



