« Si la vie te donne des puces, bâtis un microprocesseur !» Voilà un adage qui devrait plaire à Intel, surtout en ce moment où sa relation avec l’administration américaine est digne d’une telenovela géopolitique. Entre suspense, accusations mystères, et projets de grande envergure, les aventures de la Maison-Blanche et du champion du semi-conducteur n’ont pas fini de faire parler d’elles dans la Silicon Valley !
Ce nouvel épisode commence avec une rumeur de taille : le gouvernement américain songerait sérieusement à prendre une participation dans Intel. Rien que ça ! Selon Bloomberg, l’objectif serait, évidemment, de donner un petit coup de boost bienvenu à la fabrication de puces made in USA – et, tant qu’à faire, de sortir la future usine d’Ohio des nombreuses embûches qui jalonnent son parcours (plus connue désormais sous le nom d’“Ohio Express… en panne”).
Mais attendez, car l’histoire ne s’arrête pas là. Moins d’une semaine avant cette annonce fracassante, Donald Trump en personne a livré un tweet épique demandant la tête de Lip-Bu Tan, le CEO d’Intel. Motif déclaré : des conflits d’intérêts, ou du moins de mystérieux liens avec la Chine pointés du doigt par le sénateur républicain Tom Cotton. Plutôt que de jouer la sourde-oreille, Tan a été convoqué à la Maison-Blanche pour rassurer tout le monde et éviter qu’Intel ne devienne la prochaine star d’un jeu télévisé nommé “Qui veut perdre sa présidence ?”
Les microprocesseurs n’aiment pas la surchauffe, mais côté politique, tout le monde semble déjà à point !
Suite à cette réunion au sommet, l’idée d’une prise de contrôle partielle par l’État américain a surgi. De quoi faire réfléchir tous les acteurs en coulisses – surtout que du côté d’Intel, on a choisi la carte “no comment” face à la rumeur. Officiellement, il est juste question de “soutenir les efforts du Président pour renforcer la technologie et l’industrie américaine” (prononcé avec le sérieux en pixel HD d’un communiqué d’entreprise à la sauce Silicon Valley).
Mais derrière les grandes déclarations de principes, c’est bien une partie d’échecs à multiples niveaux qui se joue. À la clef : la souveraineté numérique, la relocalisation de la production, de juteux investissements publics… et un CEO qui surveille désormais autant ses entretiens à la Maison-Blanche que sa messagerie Outlook.
Entre accusations, discussions secrètes et enjeux industriels, cette série estivale va-t-elle trouver une happy end, ou finir en écran bleu de la mort stratégique ? Une chose est sûre, dans le domaine des semiconducteurs, il n’y a jamais de processeur… pour digérer tout ça facilement.
En tout cas, pour Intel, l’État américain pourrait bien devenir le plus gros investisseur de son “portefeuille à puces”, ce qui prouve qu’à Washington, on n’a décidément pas peur de mettre la main à la pâte… thermique.
Source : Techcrunch




