« Pourquoi les bus n’aiment-ils pas les embouteillages ? Parce qu’ils ne supportent plus la pression… à air comprimé !» Bon, maintenant que vous souriez un peu, attaquons-nous à un sujet qui roule à plein régime : la révolution des bus interurbains high-tech en Inde, emmenée par IntrCity SmartBus. Spoiler : cette startup s’apprête à remettre sur la route la réputation de l’autocar, avec un sérieux coup de turbo digital.
En Inde, la migration urbaine bat son plein. Les petites villes voient partir leurs jeunes actifs et étudiants, direction les grandes métropoles. Résultat : la demande pour des moyens de transport interurbains solides a explosé comme du popcorn au micro-ondes. Les trains ? Victimes de leur succès, ils n’arrivent plus à absorber tous les voyageurs. C’est alors que les bus entrent en scène, mais attention, de nouveaux bus : connectés, confortables et presque aussi trendy qu’un brunch vegan à Bangalore.
IntrCity SmartBus, c’est le Netflix du bus longue distance. Finis les vieux bus bringuebalants : leur modèle ? S’associer aux propriétaires de bus locaux et greffer leur propre techno embarquée ultra-connectée, façon « Iron Bus ». Au programme : tracking en temps réel, configurations de sièges optimisées grâce à la data, et même des « captains » pour s’assurer que le voyage ne vire pas à la foire d’empoigne (ou à Koh-Lanta version autoroute nationale).
Opérer un bus, ce n’est plus une affaire de direction : c’est un métier d’exécution, version 21e siècle.
Petit clin d’œil à son passé : IntrCity vient du ticketing ferroviaire sous la bannière RailYatri. Mais aujourd’hui, ce sont surtout vos trajets routiers que la startup fait crépiter : 90% de son chiffre d’affaires vient des SmartBus, et seulement 10% du rail. Le road trip, c’est maintenant ! Avec déjà 600 trajets par jour, 25 000 passagers embarqués au quotidien (c’est presque autant que de selfies postés sur Insta pendant Holi), IntrCity joue dans la cour des grands… sur des liaisons de 500 km en moyenne. Bonus : une grande partie des bus sont équipés de sanitaires (oui, oui), et les salons d’attente sont climatisés. Ça laisse rêveur même ceux qui pensaient qu’attendre son bus était un running gag universel.
Mais impossible de cartonner sans un bon GPS pour piloter la stratégie. IntrCity mise tout sur la data : chaque hub économique est choisi au scalpel, pour coller aux habitudes de déplacement d’une clientèle jeune et mobile (20-45 ans, PME, étudiants, fonctionnaires, VRP… et peut-être un ou deux TikTokeurs). Résultat : une croissance du chiffre d’affaires de 67% sur un an, et l’ambition de devenir la boîte la plus rentable du secteur, sans jamais oublier la sacro-sainte rentabilité opérationnelle (EBITDA, mon amour !).
Aujourd’hui, le pays tout entier sent la gomme (de bus) neuve : selon redBus, plus de 223 millions de trajets interurbains rien que l’an dernier, et 72 000 nouvelles lignes ouvertes. Forcément, la concurrence débarque à fond la caisse, avec Zingbus, LeafyBus, Fresh Bus, ou encore FlixBus, le mastodonte européen qui tente de klaxonner sur le marché indien. Mais IntrCity préfère jouer la carte de l’excellence plutôt que celle de la baston de réseaux : dans le bus, c’est l’expérience qui fait la différence, pas la destination.
En résumé, IntrCity SmartBus veut transformer le bus : plus qu’un simple transport, une véritable expérience connectée, sécurisée, optimisée. Mais attention à ne pas s’endormir sur ses lauriers (ni sur la banquette arrière) : dans le Far-West indien de la mobilité, la route est encore longue… et pleine de rebondissements dignes d’un film Bollywoodien.
Après tout, dans un pays où tout peut arriver sur la route, mieux vaut garder du wifi et… un pneu de secours ! (Allez, on vous laisse, on file booster notre minibus… mais sans bugs cette fois !)
Source : Techcrunch




