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Credits image : Yiting He / Unsplash

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L’IA à bord des robotaxis : compagnon de confiance ou filtre bienveillant ?

Comment l’IA façonne-t-elle l’expérience de la voiture autonome, et jusqu’où les entreprises iront-elles pour rendre le trajet plus « humain » ? Une récente fuite, découverte par la chercheuse Jane Manchun Wong, dévoile que Waymo travaillerait à l’intégration de Gemini, le chatbot d’IA de Google, dans ses robotaxis. Cette initiative pourrait bien changer notre rapport aux véhicules autonomes. Mais qu’en est-il vraiment, et que cache cette expérimentation ?

En analysant le code de l’application mobile Waymo, Wong révèle un document interne baptisé « Waymo Ride Assistant Meta-Prompt », un cahier des charges de plus de 1 200 lignes détaillant le comportement attendu du futur assistant Gemini à bord. Ce projet semble aller bien au-delà d’un chatbot classique : il est question d’un assistant capable de répondre aux questions, de gérer des fonctions dans l’habitacle — comme la température ou la lumière — voire de rassurer les passagers. À quoi s’attendre pour le public, alors que la société reste évasive sur ses intentions réelles ?

Waymo, par la voix de sa porte-parole, reconnaît travailler sur de nouvelles fonctionnalités, tout en entretenant le flou quant à leur déploiement : certaines idées pourraient ne jamais voir le jour. Pourquoi tant de discrétion, alors que l’entreprise a déjà utilisé les connaissances de Gemini pour former ses voitures à réagir à des situations rares et complexes ? Quelle est la véritable ambition derrière ce test d’intégration ?

L’arrivée de Gemini dans les robotaxis révèle un nouvel enjeu : rendre l’intelligence artificielle à bord aussi rassurante qu’utile, tout en maîtrisant strictement ses interventions.

Selon les découvertes publiées, Gemini s’efforce d’être un « compagnon amical et serviable » lors du trajet, axé sur la simplicité, la neutralité et la concision. L’assistant personnaliserait l’accueil des passagers, utiliserait des données contextuelles sur l’usager et pourrait régler certains paramètres de la voiture par commande vocale. Mais, détail surprenant, certains contrôles restent hors de portée : impossible par exemple de changer l’itinéraire ou d’ouvrir les fenêtres via Gemini. Cette limitation relèverait-elle d’une question de sécurité, ou d’un souhait de garder la main sur l’expérience utilisateur ?

Autre point frappant : l’IA doit refuser de commenter la conduite en temps réel ou d’expliquer un éventuel incident, se distanciant toujours du pilotage autonome en parlant à la troisième personne du « Waymo Driver ». Il est également prévu qu’elle élude toute remarque sur la concurrence (comme Tesla ou Cruise) et sache mettre fin à la conversation sur demande. Quelle confiance accorder à une machine qui, par construction, n’est pas autorisée à tout dire ? S’agit-il là de gagner la sympathie des clients tout en évitant d’ouvrir la boîte de Pandore de la responsabilité ?

Sur le terrain de la connaissance générale, l’assistant Gemini se veut aussi encyclopédique que mesuré : météo, horaires de commerces, culture générale — mais il ne pourra, bien évidemment, pas effectuer d’actions concrètes comme commander un repas ou intervenir en cas de problème médical. Faut-il y voir une volonté de limiter la prise d’initiative de l’IA, ou une étape prudente avant de s’aventurer davantage dans la délégation d’autonomie ?

L’initiative de Waymo n’est pas isolée : Tesla, par exemple, prépare aussi l’arrivée d’une IA baptisée Grok dans ses voitures, avec une approche orientée « compagnon de route » et mémorisation d’anciens échanges. Faut-il s’attendre à voir les robotaxis devenir de véritables assistants personnels roulant, et jusqu’où iront les constructeurs dans la personnalisation et l’hybridation entre homme et machine sur nos routes ?

Alors que nous nous apprêtons à monter dans des véhicules guidés par de nouvelles formes d’intelligence, la question se pose : qui, demain, posera les limites — et qui les fera respecter quand l’IA prend la parole à bord ?

Source : Techcrunch

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