rows of green plants growing in a greenhouse

Credits image : Geio Tischler / Unsplash

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Carbone à récolter, financiers à semer : la régénération, c’est dans la poche !

« Mieux vaut planter une idée qu’un drapeau, surtout si c’est pour sauver la planète ! » Voici un slogan que beaucoup d’investisseurs climato-compatibles devraient scotcher au-dessus de leur bureau. Devant la montée des défis environnementaux, la finance verte se fait une nouvelle coupe : elle veut du durable ET du rentable, mais avec un twist. C’est le bal de la régénération, et cette fois, Mirova & Varaha mènent la danse sous les palmiers… de riz.

Imaginez Mirova, le géant français de l’investissement responsable (soutenu par Kering, Orange ou encore Capgemini, rien que ça), décidant de se lancer pour la première fois dans le marché indien des crédits carbone. Au menu : pas de prises de participation classiques dans la startup indienne Varaha, mais un investissement de 30,5 millions de dollars, et… des crédits carbone en guise de dividendes ! Comme quoi, à Paris, on ne fait pas toujours les choses à moitié – surtout quand il s’agit de réduire l’empreinte carbone de maisons de luxe ou d’opérateurs télécoms. Fashion avant-gardiste ? Plutôt futur du climat.

Cette stratégie audacieuse a un objectif : aider des centaines de milliers de petits agriculteurs indiens à adopter l’agriculture régénérative. Régénérer les sols, faire tourner les cultures, laisser la biodiversité bidouiller son remix, tout cela pour rendre l’agriculture non seulement plus verte, mais surtout plus résiliente au bizarre climat indien – vous avez dit « pluies imprévisibles » ? Les agriculteurs, eux, attendent plus de stabilité (et de bénéfices) qu’un ticket de loto.

Un crédit carbone, c’est comme une bonne blague : il faut qu’il soit bien vérifié pour faire rire tout le monde… même la planète !

Mais la magie indienne ne s’arrête pas à la rotation des cultures ! Varaha, créée en 2022, cartonne avec une gestion de projets carbone couvrant plus de 200 000 hectares, visant à intégrer 337 000 agriculteurs sur 675 000 hectares. Leur « Kheti Project » se concentre sur de bonnes vieilles techniques adaptées aux contraintes locales, notamment dans la ceinture rizicole du pays. Oubliez l’incendie des résidus, place aux machines (super/happy seeders) qui enfouissent sous terre tout ce qui traînait avant de finir en fumée. Résultat : le carbone reste au sol et les poumons des villages respirent – pour une fois.

Et qui dit crédits carbone dit badge de crédibilité : direction la vérification stricte via la méthodologie Verra VM0042, et tentative de décrocher la prestigieuse certification CCB (pour prouver qu’on bichonne aussi la biodiversité et les communautés locales). On pourrait croire à une affaire en or, mais méfiance, car même les organismes donneurs de « tampons verts » font parfois la une pour manque de fiabilité. Varaha, pragmatique, affirme tout de même que côté carbone du sol, rien à signaler (pour l’instant… au suivant).

Outre l’aspect comptable du carbone, le projet veut aussi améliorer la santé des sols, réduire la consommation d’eau, limiter les produits chimiques – et même booster l’inclusivité via des programmes dédiés aux agricultrices. La reconnaissance internationale ne s’est pas fait attendre : Varaha a signé en début d’année le plus gros contrat de biochar carbone du monde (100 000 tonnes de CO₂ retirées du circuit d’ici 2030) avec, devinez qui ? Google, encore et toujours à la conquête des nuages.

Finalement, cette association indo-française n’est pas juste une affaire de gros sous ni de logo de luxe : elle démontre que même des géants peuvent faire équipe avec des startups locales pour cultiver un impact global. On aurait pu penser que le futur de la finance verte serait barbant et rempli de paperasse, mais ici, on sème des idées… et on récolte du carbone piégé.

En résumé, avec l’arrivée de Mirova chez Varaha, l’agriculture indienne prend un sérieux coup de vert – aussi bien dans le sens propre que figuré. Allez, un dernier jeu de mots pour la route : dans les affaires du carbone, mieux vaut avoir des partenaires qui envoient du lourd… mais surtout, beaucoup d’humus !

Source : Techcrunch

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