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Credits image : Jason Mavrommatis / Unsplash

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Le futur de la livraison viendra-t-il des drones indiens d’Airbound ?

Le monde de la livraison à la demande est-il prêt pour une révolution venue d’Inde ? Quand on voit qu’une startup menée par un fondateur tout juste sorti de l’adolescence ambitionne la livraison à un centime d’euro, il est légitime de s’interroger sur la réalité derrière l’annonce. Est-ce seulement de l’audace technologique ou un pari impossible sur l’autonomie des drones ?

Alors qu’Airbound, jeune pousse créée par Naman Pushp à 15 ans, vient de lever 8,65 millions de dollars grâce à des investisseurs d’envergure tels que Lachy Groom (cofondateur de Physical Intelligence), Lightspeed Venture Partners ou encore des membres de Tesla, SpaceX et Anduril, on peut se demander : pourquoi un tel engouement autour de cette solution de livraison ? La réponse pourrait bien résider dans la conception radicalement nouvelle du drone d’Airbound, à la croisée du fusée et de l’avion léger.

Le pari d’Airbound : réinventer le transport du dernier kilomètre, ce fameux « last mile » si coûteux et inefficace dans les villes surpeuplées et encombrées. Leur secret ? Un drone ultra-léger à structure en fibre de carbone, basé sur un design « blended-wing-body » (corps et ailes fusionnés), capable de décoller à la verticale comme une fusée, mais de voler comme un avion, avec une consommation énergétique divisée par vingt par rapport aux véhicules électriques traditionnels utilisés en Inde pour des petits colis. Mais la logistique peut-elle vraiment être réduite à une pure problématique de physique et de poids, comme le clame le fondateur ?

Airbound promet une révolution économique et énergétique, mais tiendra-t-elle la distance face aux défis du secteur ?

Pour Airbound, les défis techniques sont autant d’opportunités : alléger au maximum le drone, optimiser la portance, choisir des batteries lithium-ion à longue durée de vie plutôt que le lithium-polymère, le tout pour limiter drastiquement les coûts. Derrière l’ingénierie, un constat glaçant : il faut aujourd’hui jusqu’à 4 kg de drone pour transporter 1 kg de marchandise, une aberration selon Naman Pushp. L’objectif d’Airbound ? Délivrer pour moins d’un centime le colis, et fabriquer assez de machines pour atteindre, d’ici 2027, le million de livraisons par jour. Est-ce une simple annonce ou un plan réalisable à une telle échelle ?

Le pilote actuellement mené avec l’hôpital Narayana Health à Bangalore — transportant échantillons médicaux et tests sanguins sur trois mois — n’est qu’un début. Faible coût de fabrication, cadence de production encore timide mais en forte montée, ambition de dépasser le secteur médical pour viser la livraison rapide, alimentaire, voire internationale : Airbound voit grand, en misant aussi sur une ouverture imminente du ciel réglementaire grâce à un dialogue déjà engagé avec les autorités aériennes indiennes.

Si la startup s’impose cette cadence et cette ambition, c’est aussi pour séduire un marché mondial qui cherche encore son standard en matière de drones de livraison. Mais quid des obstacles règlementaires aux États-Unis ou dans d’autres marchés ? Le modèle indien, fondé sur une population massive et des besoins logistiques criants, peut-il inspirer l’Occident ? Et surtout, Airbound saura-t-il maintenir ses coûts face à une production de masse ?

Avec plus de 10 millions de dollars déjà levés et un effectif de 50 personnes, la startup tente aujourd’hui de transformer ses prototypes en réalité industrielle, et ses attentes sur le terrain médical en business-model à grande échelle. L’histoire de Pushp, démarrée dans sa chambre d’ado en pleine pandémie avec des morceaux de plastique scotchés, deviendra-t-elle le best-seller industriel post-COVID, ou bien un énième rêve envolé face à la complexité du réel ?

Face à ce pari technologique, une question demeure : la prochaine révolution mondiale des livraisons ultra-rapides viendra-t-elle réellement des drones indiens d’Airbound, ou d’ailleurs ?

Source : Techcrunch

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