a one billion dollar bill with the words one billion dollars printed on it

Credits image : Rob / Unsplash

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Philanthropie : Don ou Don Quichotte ?

« Si la philanthropie était une appli, combien y aurait-il de vrais utilisateurs actifs mensuels ? »

Souvenez-vous ! En 2010, Bill Gates et Warren Buffett lançaient avec le sourire une idée simple : le Giving Pledge, ou comment promettre (coude sur la table !) de donner au moins la moitié de sa fortune à de “bonnes causes” avant de mourir. À l’époque, la tech faisait naître les milliardaires à la chaîne, comme si le secret du pain au levain s’était infiltré dans la finance mondiale. Trente-sept ans avant la série « Succession », les familles tech s’interrogeaient déjà sur l’avenir de leurs montagnes de cash. Fast forward à 2024… et le compte n’y est pas.

“Les milliardaires se multiplient plus vite que les likes sur la photo d’un chiot”, mais la redistribution n’a pas vraiment suivi. Aux États-Unis, le 1% le plus riche possède autant que les 90% du bas de l’échelle — et pendant ce temps, la foule GoFundMe bat des records de collecte pour payer nourriture et logement. La philanthropie des géants de la tech fait un peu figure de club oublié, un “clap-clap-club” comme le dit (méchamment) Peter Thiel.

Alors, le Giving Pledge, c’est encore hype ? Pas vraiment. Les signatures, elles, fondent plus vite qu’un Data Center en pleine canicule californienne : 113 les cinq premières années, puis 72, puis 43, et… seulement quatre courageux en 2024.

Pledge or not pledge, telle est la question… mais la générosité semble en mode avion.

Les tenants du “givers gonna give » changent de discours. Peter Thiel, provocateur en chef, n’a jamais signé — trop mainstream, sans doute. Il appelle même ses vieux potes à quitter le navire, arguant qu’on se sent “presque victime de chantage à rester sur la liste”. Mais peut-on vraiment croire que Mark Zuckerberg ou Elon Musk, si peu soucieux de leur image publique, tremblent à l’idée d’être mal vus par la presse ? Après tout, ils en ont vu d’autres et semblent plus branchés innovation que compassion corporate.

Le plus ironique, c’est qu’en coulisses, il y a une vraie guerre de valeurs : entre anciens rêveurs hippies persuadés de changer le monde et libertariens de la nouvelle vague, qui préfèrent le « self-made cash » à la “bonne action obligatoire”. Résultat ? Certains redéfinissent la philanthropie à leur sauce, comme les Zuckerberg qui recentrent leurs dons sur la recherche biomédicale plutôt que l’éducation. D’autres, comme Bill Gates, continuent sur la ligne “je pars sans un sou (ou presque)”.

Mais pendant que les plus modestes se tournent vers leurs proches ou le crowdfunding pour survivre au mois, la concentration de richesse continue à pulvériser tous les compteurs. Oxfam le confirme : les fortunes tech se bâtissent en années, alors que la redistribution, elle, se fait attendre…

Finalement, le Giving Pledge aura surtout réussi à prouver qu’une promesse sans engagement, c’est un peu comme une startup sans business model : ça séduit… jusqu’à ce que les investisseurs (ou les donateurs) se fassent la malle. Entre « donner » et « garder », les super-riches jouent désormais à pile ou face — mais sans jamais perdre la pièce !

La prochaine fois qu’on vous dit “l’argent ne fait pas le bonheur”, répondez : “Non, mais il fait de très (trop ?) belles promesses.”

Source : Techcrunch

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