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Credits image : Dns Omm / Unsplash

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Qui saura alimenter la soif d’énergie des géants de l’intelligence artificielle ?

Face à la montée fulgurante de l’intelligence artificielle et de ses besoins en électricité, comment la Silicon Valley compte-t-elle éviter la panne sèche énergétique ? Les datacenters gourmands de Microsoft, Google ou Amazon seraient-ils sur le point de déclencher une nouvelle ruée vers l’énergie, redessinant l’équilibre des forces sur nos réseaux électriques ?

Jusqu’ici, le gaz naturel semblait la solution pragmatique : bon marché, disponible, efficace. Mais la crise géopolitique au Moyen-Orient a explosé cette certitude. L’attaque de drones iraniens détruisant l’infrastructure gazière majeure du Qatar a mis en lumière une vulnérabilité inquiétante. Quant aux turbines à gaz, il faut aujourd’hui patienter jusqu’au début des années 2030 pour recevoir des commandes passées maintenant… Une attente insoutenable, alors que la demande explose.

Cette pénurie ne menace-t-elle pas autant l’industrie tech que celle du gaz elle-même ? Aux États-Unis, près de 40 % du gaz est déjà utilisé pour l’électricité. Et d’ici à ce que de nouvelles turbines arrivent, le paysage pourrait changer du tout au tout : des dizaines de startups nucléaires espèrent raccorder leurs premières centrales à fission ou à fusion d’ici cinq à sept ans. S’agit-il du début de la fin pour le gaz naturel ?

Le bras de fer entre nucléaire, fusion, gaz et renouvelables ne fait que commencer, et les géants du numérique n’ont plus le luxe d’attendre.

En misant sur la fission, les petits réacteurs modulaires (SMR) ambitionnent de bousculer l’ordre établi. Kairos Power (proche de Google) avance vite, tandis que Oklo (soutenu par Sam Altman) espère démarrer dès 2028. TerraPower (Bill Gates, accord avec Meta) et X-energy (investi par Amazon) se positionnent aussi sur la décennie à venir. Peut-on parier sur la rapidité de déploiement des SMR, alors que leur compétitivité dépend d’une industrialisation de masse encore jamais vue ? Les grands noms du secteur tech semblent en tout cas prêts à miser gros, soit par investissement direct, soit via des accords d’achat d’électricité sur des dizaines de gigawatts.

Et que dire de la fusion ? Malgré les incertitudes technologiques, la promesse fascine : produire des quantités colossales d’électricité, à partir d’eau de mer. Commonwealth Fusion Systems prévoit son premier réacteur commercial en Virginie pour le début des années 2030. Helion, lui, ose promettre de fournir Microsoft dès 2028 : pour y parvenir, il faudrait construire pas moins de 800 réacteurs d’ici la fin de la décennie ! Ce scénario relève-t-il de la science-fiction, ou bien la course à la fusion pourrait-elle déstabiliser le marché établit plus vite que prévu ?

Mais tout cela a un coût, et la question brûlante demeure : qui pourra fournir le kilowattheure le moins cher ? Aujourd’hui, la facture du nucléaire frôle les 170 $/MWh, la fusion vise 150 $, alors que la nouvelle génération de centrales à gaz tourne autour de 107 $. Or, le vrai coup de théâtre pourrait venir des renouvelables couplés à des batteries, devenues toujours moins chères et plus performantes. À 50-130 $/MWh, le solaire associé au stockage défie toute concurrence…

De nouvelles technologies de batteries, qui laissent de côté les métaux critiques, pourraient encore faire chuter les prix. Form Energy et XL Batteries misent sur des innovations capables de stocker massivement l’électricité, parfois en réutilisant d’anciens réservoirs pétroliers transformés en accumulateurs géants. Si cette tendance se confirme, n’est-ce pas toute l’architecture électrique mondiale qui serait remise en question ?

Face à cette bataille des géants de l’énergie et du data, et alors que chaque acteur cherche la solution miracle pour alimenter la révolution numérique, une question fondamentale se pose : le prochain leader de l’énergie sera-t-il une startup nucléaire, un champion de la fusion, ou bien un outsider venu des renouvelables ?

Source : Techcrunch

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