« La taille, ça compte, mais pas toujours dans le sens qu’on croit ! » Voilà sans doute ce que penserait Robin Langtry, CEO d’Avalanche, face aux clichés qui voient la fusion nucléaire comme une affaire de gros calibres – gros aimants, énormes lasers, et laboratoires plus vastes qu’un terrain de foot.
Langtry, lui, préfère parier sur le minimalisme : pourquoi viser le gigantisme quand on peut bidouiller la fusion… sur le coin de son bureau ? Depuis quelques années, Avalanche bosse sur ce que l’on pourrait appeler la version “pupitre” de la fusion nucléaire. Et l’idée est simple : “On va plus vite quand on fait petit !”, clame Langtry. Une philosophie qui, on l’avoue, aurait peut-être évité à Titanic bien des soucis…
La fusion, c’est le Graal des geeks de l’énergie : imaginez une source quasi inépuisable, propre, et qui transformerait le plomb de notre facture élec en or. Sauf qu’entre la théorie et la pratique, il y a la délicate opération de faire se frotter des atomes de plasma sans que tout explose, en chauffant et compressant à mort, le tout sans vider les caisses ou faire cuire le labo.
Petit mais costaud : Avalanche veut bousculer la fusion nucléaire avec un réacteur de la taille d’une soucoupe à café.
Certaines boîtes font tourner des plasmas dans des tokamaks façon donuts magnétiques géants, d’autres préfèrent la chasse au laser, mais Avalanche, elle, fait tourner ses particules autour d’une électrode comme des voitures sur un rond-point. On y colle un zeste de courant électrique, une pincée d’aimants (pas trop, sinon ça fait jam), et boum : on espère des collisions atomiques de compet’ ! Même les investisseurs ont été séduits : Avalanche vient de lever 29 millions de dollars, portant sa cagnotte à 80 millions – une broutille dans ce secteur où les levées tutoient les milliards.
Là où Avalanche fait fort, c’est sur l’agilité : s’inspirant des méthodes agile façon SpaceX, la startup s’offre le luxe de tester deux fois par semaine des configs différentes… impensable avec une installation mastodonte. Une vision que Langtry a ramenée de son expérience chez Blue Origin (héritage Bezos, le voyage spatial rend audacieux !). En mode « start-up nation », ils passent du prototype de 9 cm à un modèle de 25 cm censé cracher 1 mégawatt. Si le “Q” – le ratio entre l’énergie produite et celle consommée – passe enfin au-dessus de 1, ce sera la fête à la fusion !
Leur terrain de jeu ? Un centre de test baptisé FusionWERX, où non seulement Avalanche expérimente, mais où les petits copains du secteur peuvent aussi venir bricoler — ambiance co-working version nucléaire. L’année 2027 s’annonce clé, puisque la boîte pourra alors manipuler du tritium (l’ingrédient secret de la vraie fusion qui tabasse), histoire de jouer dans la cour des grands.
Donc, 2027-2029 : le “money time” de la fusion, selon Langtry. Pour la date précise où la boîte produira plus d’électricité qu’elle n’en consomme, mystère — il préfère ne pas trop s’engager, comme un lycéen avant le bac. Mais une chose est sûre : dans la fusion, ceux qui voient (trop) grand risquent une avalanche de galères… pendant que les petits font des étincelles !
Alors, le futur de l’énergie sera-t-il petit, mais efficace ? On ne sait pas encore, mais ce qui est sûr, c’est que sur la fusion, Avalanche ne risque pas de manquer… de courant d’idées !
Source : Techcrunch




